Un enfant de troisième culture (TCK/3CK) ou enfant trans-culturel est "quelqu'un qui, pendant son enfance, a consacré une longue période de sa vie dans une ou plusieures cultures autres que sa propre, intégrant ainsi certains éléments de ces cultures avec celle sa naissance créant une troisième culture."

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dimanche 6 mai 2012

Shock culturel inversé


Je suis quasiment à la fin de mes années comme adolescent dans les publications de mon blog, ce qui fait que j’ai décidé de changer la structure des suivantes. Vous pouvez tous  continuer à envoyer vos demandes et je vous encourage à le faire, cela m’aide à savoir ce que vous aimer lire. Je le ferai avec un grand plaisir. Ce moyen de communication est beaucoup plus interactif que la télévision, n’est-ce pas ?. J’écrirai de temps en temps sur des voyages, mais j’aimerais me concentrer davantage sur les difficultés (les avantages et les désavantages) des enfants transculturels en général. Pour la plupart parmi nous, nous ne sommes plus des enfants mais le terme nous concerne toujours. Le taux d’expériences et de défis aide à nous former comme personne : qui nous sommes, ce que nous sommes et ce qui fait du sens. Je ne peux pas me déclarer comme expert dans la matière, mais j’espère qu’en partageant mes histoires, cela vous permettra de réaliser qu’il existe un rapport avec les vôtres. Qui sait ? Il est possible que j’ai la réponse pour vous ou peut-être vous en avez une pour moi.

La belle ville d'Ottawa

Lors de mon retour au Canada après avoir passé quatre ans au Pérou ce fut tout un défi, car je n’avais que dix-huit ans. Dès le moment que j’ai atterri au Pérou, je songeais déjà au jour que je devrais prendre le vol pour mon retour chez nous. J’étais vraiment content d’être à Toronto. ma famille et moi avions passé les douanes, malheureusement une grande partie de moi était incomplète sans mes copains. Je m’étais bien attaché à tous et chacun d’eux ainsi qu’à l’amitié que nous avions développée au long de l’affectation, comme je l’avais fait lors des précédentes. Aucun d’eux m’accompagnait dans cette nouvelle étape. Je suis sûr et certain que nous sommes nombreux ceux qui ressentent quelque chose dans la tête, psychologique et émotionnellement, après la bataille d’avoir vécu à l’étranger : nous souhaitons en secret une parade victorieuse, comme celle du retour des braves soldats, qui avance sur les rues pleines de gens pour fêter leur retour avec du confetti qui tombe du ciel et des bandes qui jouent de la musique, comme sur beaucoup de films de Hollywood. Souvent, il y a personne pour nous acceuillir à l’aérogare avec des ballons et une pancarte qui dit «Bravo ! Tu as réussi !» ou bien «Content de te revoir !». Sans doute ce n’est pas l’agent qui contrôle les passeports qui va vous le dire. C’est comme lorsque vous vous amusez avec Mario Brothers et vous n’avez que Luigi pour le faire : Il y a quelque chose qui cloche.

Au lieu de ce sentiment d’héros, on sent plutôt comme si l’on rentrait d'un genre de Vietnam. Ce n’est pas un grand monde qui connaît la raison pour laquelle vous avez été absent ou bien on s’intéresse même pas. Pour la plupart des adultes qui contribuent à l’impôt de leur revenus pensent que les familles comme la mienne sont des gens qui vivent au profit du budget fédéral. La perception, comme je l’ai déjà mentionné, sur les publications précédentes de mon blog, est que les diplomates et leurs familles passent du temps sur la plage en train de bronzer, dégustant des piñas coladas avec les gens de la région. Il est impossible d’imaginer le niveau de difficulté dont elles font face et doivent toujours garder la tête haute et se sentir fiers de représenter leur pays. La majorité des gens de mon âge semblent penser que les histoires que je raconte sur les pyramides azthèques, les ruines incas, se perdre à Curaçao, la forêt tropicale au Venezuela, etc. ce n’est que pour attirer l’attention., ou bien tout simplement, que je raconte tout ceci parce que je suis snob et j’aime me balader dans le monde avec les poches bourrées d’argent. Ceci contribue à un sentiment de rejet et vous mène à croire que tout ce que vous avez fait dans la vie n’était pas bon.

Avant de partir en poste, le diplomate est souvent informé sur l’endroit outremer afin d’éviter le «choc culturel». La transition parfaite n’existe pas, ce qu’il faut faire est de garder l’esprit ouvert. Il vaut mieux ne pas se faire trop d’illusions pour que tout se passe le mieux possible. Cependant, au retour, il n’y a pas de préparation pour la rentrée chez soi. Aucun soutien. La mentalité au siège est que vous rentrez chez vous et vous savez déjà comment c’est. Ce qui n’est aberrant, spécialement lorsqu’il s’agit d’une affectation prolongée. Comme je l’ai dit auparavant, bien de choses peuvent se passer pendant quatre ans, spécialement avec les plus jeunes de la famille. Possiblement, avec un drôle de sentiment, vous avez déjà y été à un moment donné dans cet endroit qui vous semble connu – ce qu’on appelle son chez soi – mais vous n’arrivez pas à combler les lacunes de votre abscence, c’est comme si l’on revenait d’un coma. Même vos proches pensent que c’est bizarre que vous n’arrivez pas à vous rappeler de certaines choses qui sont arrivées lorsque vous étiez parti. Vous marcher dans la ville, quelqu’un vous fait arrêter pour vous poser des questions sur une adresse et vous n’avez aucune idée  vers où ils se dirigent. Mais, vous êtes d’ici, n’est-ce pas ?

Oui, tout à fait... mais à l'inverse

La réaction la plus normale lorsque vous rentrez chez vous, est d’essayer de trouver des repères. C’est une des raisons principales pour laquelle j’ai décidé de poursuivre mes études universitaires à l’Université d’Ottawa. J’avais vécu avant à Ottawa. Évidemment, la ville avait changé, mais il y avait des choses qui étaient restées pareilles. J’ai aussi réussi à retrouver des copains que j’avais eu au Lycée Claudel et une fois de plus, j’ai réalisé que les quatre ans dont j’avais été à l’étranger n’étaient qu’un murmur dans les livres de l’histoire. Un de mes meilleurs amis avait lutté contre un mauvais cancer et à peine s’en sortait. Ensuite, un autre ami m’a déclaré que c’était mieux de ne pas redevenir amis. Selon lui, trop de temps s’était écoulé, et nous n’avions plus rien en commun, même sans avant avoir essayé pour voir si cela était vrai. Je me suis rendu compte, que je devais agir comme si Ottawa était une nouvelle affectation, et apprendre de nouveau tout ce qu’il fallait afin de recommencer tout une nouvelle fois.

dimanche 29 avril 2012

Fin de cours: le lendemain est arrivé


Bien de choses peuvent se passer pendant une période de quatre ans. Je me souviens d’une expression de tous les temps, du personnage de culte Ferris Bueller de Matthew Broderik: « La vie passe trop vite. Si vous ne vous arrêtez pas pour regarder autour de vous, elle vous échappe». Dans son temps, il séchait des cours, les spectateurs l’observèrent comme un «jeune adulte» - Je fais référence à cette terminoligie avec une certaine liberté dans le contexte – démontrant les récompenses de passer le temps avec les copains  mettant  de côté les responsabilités scolaires. Dans mon cas, l’école fut une responsabilité, dont j’y tenais avec plaisir, ce fut l’opportunité de passer du temps avec mes copains, de participer dans des sports organisés, et poursuivre la découverte de l’informatique. Ce fut avant que les MacBooks deviennent  «cool». Les téléphones portables n’étaient pas seulement simples mais encombrants pour les porter sur soi, et la batterie s’épuisait trop vite même avant de le sortir de la poche. L’école fut l’endroit pour  acquérir des connaissances et faire des amis en parallèle, à présent nous étions arrivés à la fin.

Bonne équipe... térrible uniforme

Au point culminant de mon éucation secondaire, j’avais le plus grand respect pour mes paires. Nous nous faisions plus de soucis pour les notes, ni le rang, ni les activités extrascolaires, ni les clubs, nous avions tous parcouru ensemble ce processus éreintant au complet. Nous allâmes à la guerre ensemble, nous luttions pour les mêmes batailles. Les inégalités, dont autrefois nous les vions chéries et utilisées pour definir notre jeune persona, qui séparaient un groupe d’étudiants des autres, cela n’eut plus aucune importance. Les jours quand on se croissait dans les couloirs, se défouler à l’heure du lunch ou bien le fait de courir pour aller entraîner dans les sports étaient finis. En fait, nous avons tous comtemplé la venue mais on préférait ne pas se rendre compte de cette inévitable fin. Plusieurs parmi nous, moi y compris, commencions à parler avec des gens dont auparavant nous n’avions jamais fait attention de leur existence, comme dans certaines occasions, nous nous arrêtames pas pour regarder autour de nous de temps en temps et nous ne voulions rien rater. Nous nous rendions compte de cela et savions que peut-être nous n’aurions plus de chance pour faire connaissance de personnes dont  nous ne nous sommes pas donnés la peine de fréquenter. Nous avons cessé d’être puérils et de nous chamailler pour des conflits qui s’étaient passés depuis longtemps et commençâmes à bavarder comme les collègues qui se retrouvent à la pause-café.

Le jour de la fin des cours est arrivée en marquant l’achèvement officiel de mes obligations au Roosevelt High School. J’étais drôlement surpris, j’essayais les toques, les toges et laissais pousser une belle barbiche en attendant l’arrivée de mon grand frère pour célébrer avec moi. Il m’avait mentionné au téléphone qu’il ne viendrait pas parce qu’il devait suivre des cours d’été et travailler à London. Je ne me rappelle plus quelle fut la raison à la fin, mais en fait, il tenait quand même à venir. Ce fut une grande surprise, orchestrée par mes trois alliés les plus proches. Pour la marche d’entrée à la cérémonie, Alejandro et moi étions ensemble une fois de plus. Ce qui tomba très bien car il fut mon premier grand  ami à l’école, alors c’était sympa de compter avec son appui une fois de plus. À la dernière minute, nous avons fait une ode spéciale à Napoléon Bonaparte, en cachant notre main dans la toge au niveau du ventre lorsque nous avancions pour prendre nos places. Ce fut vraiment une merveilleuse procession avec la présence de nombreux parents y compris ceux de mes copains qui nous félicitaient tout au long du parcours.

Cette occasion spéciale avait un rapport avec les dates les plus importantes dans la vie d’un enfant transculturel. Il y avait personne de la famille – c’est-à-dire des membres proches – comme ce fut le cas pour les anniversaires, les premières communions, les confirmations, etc. Cette absence, qu’autrui considèrerait essentielle tout au long du chemin vers l’âge adulte, heureusement cela ne m’a jamais découragé. J’ai grandi en pensant que c’était normal. En tout cas, si jamais ils ressentent une certaine négligence, je suis bien placé pour y comprendre, car il existe une certaine réciprocité dans la vie. Le reste de mes copains étaient sur la même galère, mais  possiblement ce fut leur première affectation à l’étranger, ils ont sûrement souffert davantage. J’avais ma famille d’adoption transitoire, ce qui fut typique lors de nos nombreuses affectations: mes copains de l’école, leurs parents – devenus des tíos et tías (oncles et tantes, une façon habituelle d’appeler les parents des amis en Amérique du Sud) – le personnel de l’Ambassade, mes adorables parents et mon frère. Voilà les personnes auxquelles vous vous attachez lorsque vous habitez à l’étranger, et bien des fois, ce sont les personnes qui peuvent mieux comprendre le genre de vie que nous menont et les sacrifices que l’on en dure, le reste du monde ne se rend pas compte et pense que nous sommes sans doute des vacanciers en permanence qui jouissent d’une belle vie.

Veni, vidi... et un tout petit peu de vici

Les derniers mois à Lima se sont passés lentement et avec certaines inquiétudes. Non seulement j’avais gagné ma place parmi mes paires, ce qui me donna le droit d’appeler l’école, «Mon école », mais aussi j’avais réussi à bâtir une vie que j’aimais bien. Évidemment, tout allait me manquer. J’avais tout  compris vis-à-vis mon avenir après avoir quitté le Pérou – c’était pareil pour tous mes amis qui embarquaient dans leur propre voyage – ce fut quand même dur de l’accepter. Le reste de l’été fut génial, sans cours ni soucis et rien à étudier. Mes amis et moi décidèrent de profiter des bons moments comme si c’était la dernière fois, même lorsqu’un grand nombre parmi nous commença à partir car nous avions tous de différentes dates de départ. Après la fin de nos études, nous nous sommes apperçus tout à coup qu’il y avait des fêtes pour se dire au revoir dans des différentes maisons en ville et tout le monde sans exception était invité. Pas besoin de R.S.V.P. La règle fut de pasar la voz – prévenir tout le monde. Nous allions nous amuser comme jamais avant de prendre l’avion qui marquerait la fin de nos jours ensemble.

dimanche 8 avril 2012

Qualité de spiritualité 101 : Qui commande ?


La spiritualité, indépendamment des croyances en particulier, nous a toujours accompagnée sur la planète tout au long de notre existence. Une grande majorité de personnes qui se retrouve avec un défi, cherchent souvent une certaine énergie positive envers une solution favorable en implorant les cieux. Nous sommes toujours certains qu’il y a quelqu’un au-delà, qui veille sur nous qui sommes sur terre. En 2005 – supposément la plus récente information – environ 88 % de la population a déclaré croire en Dieu (Cambridge University). Aux Etats-Unis, la même enquête a démontré que 95% de la population a répondu de la même manière à cette question. Lorsqu’on effectua un bilan, la croyance d’une certaine force ou énergie qui contribue à former le monde dont nous partageons était présente. Serait-ce une coïncidence que la majorité de la population dans le monde partage une croyance semblable originant des cieux ?

Ana se branche aux ondes terrestres

Lors de mon adolescence au Pérou – en particulier après le cancer de ma mère - , je me suis reconcilié avec ma qualité de spiritualité en revenant à l’église régulièrement. La raison pour laquelle je n’avais plus poursuivi, n’eut rien à voir avec l’église elle-même, ni les scandales d’abus sexuel  sur l’enfant ni des allégations, car je n’ai aucun doute qu’à un moment donné, cela peut se produire dans d’autres groupes religieux étant également coupables de ce comportement contraire aux  bonnes mœurs. Cela ne veut pas dire que je suis d’accord avec ce genre de comportement, mon frère et moi avons été enfants de chœur dans notre communauté et sommes là pour vous raconter l’histoire. C’est la raison pour laquelle, nous ne faisons pas des échoes d’une façon meutrière impitoyable à toutes les fois dont nous sommes accusés d’être des dignes représentants de la pédophilie. Nous savons que nous ne le sommes pas. La vérité est que souvent on est à l’écoute d’un certain nombre de gens qui proteste, et sommes plus sensibles à leur voix que celle des pieux. Dans la foi catholique, nous apprenons à pardoner, à être humbles et responsables vers notre communauté, nos frères et sœurs. Nous ne condamnons pas nos frères qui ont une différente religion, en pensant qu’ils sont l’ennemi, ou bien que ces personnes sont destinés à une après-vie eternelle à côté de Lucifer dans les flammes de l’enfer. Le temps des croisades a fini depuis longtemps.

Des voisins aisés de notre quartier de Chacarilla se rassemblaient les week-ends pour célébrer la messe à l’école Santa Maria, à quelques rues de chez nous. La messe du dimanche était célébrée sans objection dans le terrain de basketball de l’établissement, quelque chose qu’à mon avis n’avait pas l’air très sérieux. Pendant ce temps, je m’attendais toujours à ce que la cloche sonne ou bien voir quelqu’un voler dans l’air pour enfoncer un slam-dunk. Cependant, un type autochtone et costaud chantait à tue-tête des cantiques, quelque chose que tout le monde ferait à sa place. Mon cœur était avec tous les pratiquants. Je me souviens que je marchais pour rentrer chez nous après la messe, et du coup, je remarqua qu’une personne pas mal aisée prenait sa Mercedes Benz et était suivie par toute sa famille qui imitait tous ses mouvements. L’auto partait en démolissant totalement le vélo d’un vendeur de glace. Après avoir eu la communion et les bénédictions du prêtre, il a réagi à cet accident dont il était absolument fautif en roulant la fenêtre pour lui donner le doigt du milieu à cette pauvre personne qui travaillait à son propre compte, et la laissa jaillissant sur la chaussée, la couvrant d’injures dont je n’ose même pas répéter. Un grand exemple pour les jeunes enfants qui étaient assis derrière, dans l’auto. N’est-ce pas ?

Je me suis vite rendu compte que faire partie d’une religion est, en fait, appartenir à une famille étendue – tellement, que vous n’arrivez pas à bien connaître tout le monde. Les valeurs familiales transmises sont les mêmes, mais le suivi nous laisse beaucoup à désirer. Souvent, vous pouvez ne pas être d’accord avec les personnes dont vous êtes obligés de vous asseoir à côté, ou bien vous n’êtes pas d’accord avec leur comportement, mais vous priez pour le bien de tout le monde et que tous ceux qui s’éloignent de la doctrine reviennent un jour. Il existe des gens qui ne le font jamais, ce qui est malheureux, mais en même temps on ne peut pas imposer notre volonté aux autres. Faire aux autres ce qu’on nous a fait, ne fait pas partie de la philosophie de groupe. Chacune des personnes sur ce gros morceau de la planète dépend des événements qu’elles ont subi, mais la religion nous donne une structure pour aider l’humanité à améliorer. Ces idées sont proposées et le prêtre essaye de les souligner lors de l’homélie. Si ceux qui sont assis sur les bancs de l’église décident de se renfermer, et refusent assimiler un peu de sagesse pendant le temps qu’ils passent dans l’église, c’est leur choix. Comme tout le reste : On le prend ou bien on le laisse. Comme la similarité qu’il existe entre être parent ou bien être l’oncle de quelqu’un. Ce n’est pas vous qui décidez pour les autres. Vous pouvez juste préparer vos êtres chers jusqu’à un certain point pour ensuite relâcher et espérer pour le mieux.

Nous choisissons tous notre propre chemin

Pour être capable de continuer à bâtir une communauté humanitaire globale, vous pouvez être chrétien, juif, musulman, shinto, bouddhiste – quel que soit ce qui vous fait sentir confortable et qui est le plus important pour vous. Même si vous renoncez à la religion ou l’espiritualité, les valeurs religieuses sont profondément enracinées dans les fondements de la législation de chaque pays ainsi que dans les valeurs quotidiennes. Il n’y pas moyen d’échapper à cette réalité. Le code d’intelligence que vous devez saisir de ce blog, si vous me permettez, est que, peu importe qui vous entoure, ce sont des gens tout simplement comme vous. Comme tel, réfléchissez avant d’agir ou de les engager, car un jour le rôle peut s’inverser, et alors vous allez vous attendre à ce que tout le monde vous traite avec beaucoup de soin, du respect et de l’honnêteté lorsque vous n’allez pas bien et n’avez pas de chance. Il ne faut jamais juger un livre par la reliure.

dimanche 25 mars 2012

Chemin vers l'éducation post-secondaire


Certainement, la décision la plus difficile d'un étudiant en secondaire est le choix d'une université. À l'école Roosevelet, nous avions la chance d'avoir sur place des foires pour les études post-secondaires oú des universités reconnues des États-Unis et du Royaume Uni y participaient pour engager les étudiants. Pendant le temps que j'ai passé dans cette école, les universités canadiennes n'avaient jamais été venues pour faire leur recrutement. Ceci fut une priorité pour moi étant donné que j'étais Canadien, et que mon frère était déjà retourné chez nous pour poursuivre ses études à University of Western Ontario à London. Je savais que je voulais être près de ma famille et dans ma propre province, même si University of British Columbia et celle de McGill étaient parmi mes préferées pour y poursuivre mon éducation. Le fait d'aller étudier aux États-Unis était hors question en raison des frais scolaires excessivement élevés, ainsi que le potentiel de finir avec une énorme dette si jamais je prenais cette décision. Les universités canadiennes sont pourvues de fonds publics ce qui veut dire que l'accès à cette éducation est souvent plus facile pour la population.
Nous avons tous besoin d'un peu d'éducation

Ma plus grande inquiètude pour prendre une décision pareille à l'âge de 16 ou 17 ans, ce fut le manque de soutien en général. Mon conseiller du secondaire, M. Robert Piper, était une bonne personne, mais malheureusement il était d'une génération bien différente. Il conseilla que l'unviversité n'était pas pour tout le monde. La majorité de ses cibles ne finirent même pas l'école secondaire, ceci n’était pas un possibilité dans ma génération. J'avais une idée très claire dans ma tête, je voulais étudier les sciences politiques pour ensuite travailler pour la fonction publique canadienne, souhaitant poursuivre une longue carrière comme analyste/rechercheur politique. J'avais acquis une grande admiration pour mon père, ainsi que pour ses collègues et le travail qu'ils faisaient pour le Canada. Un grand nombre de compatriotes au Canada, ne reconnaissaient pas le niveau de sacrifice ni la façon dont ils dévouaient leur vie au travail sans attendre rien de retour. Malgrè tout, cela ne me découragea pas, car le fait de travailler pour mon pays qui m'a tellement offert, représentait un grand honneur pour moi
Possiblement, le fait que je faisais partie de la population d'expatriés - bien que je m'endoute que ceci fut le cas - mais il n'y avait absolument pas de conseils dans le processus. Le concept derrière tout cela fut que, si vous vous appliquez, vous pouvez faire n'importe quoi que vous voulez vraiment accomplir. Celle-ci est une parfaite stratégie si vous vous retrouvez dans une situation oú vous pouvez influencer tout votre entourage - ce n'est pas la façon dont le monde marche. Rendu à ce point, j'aurais bien aimé passer un test d'aptitudes pour mettre l'accent sur mes habiletés, mes intérêts et en même temps apprendre quelles seraient les exigences dans le marché du travail au bout de quatre ou cinq ans. Ce n'est pas tout le monde qui peut devenir un grand juge dans la court suprème, un chef excecutif d'une banque internationale, un président d'une commission médicale ou Premier ministre. Un grand nombre de systèmes d'éducation semblent prendre les étudiants par la main et du coup cette main ferme les lâchent. Les jeunes étudiants sont repoussés et on leur fait comprendre qu'ils doivent se débrouiller tous seuls et doivent prendre leurs propres décisions. Les maîtres de leur propre destin, pour dire ainsi. Il n'existe pas de transition facile, encore moins dans les systèmes d'éducation nord-américains.
Le guide MacLean's aux universités canadiennes fut un facteur principal pour décider dans quelles universités je souhaitais poser ma candidature. À l'époque ce fut un grand outil de resources, démontrant la place de chacunes de nos prestigieuses universités selon la province, la faculté, les notes, les bourses, l'effectif et autres facteurs importants. Par la suite, j'ai créé une petite liste de quatres écoles fondée selon le critère établi par le OUAC (Ontario University Application Centre). C'est une excellente introduction au merveilleux monde de la longue et complexe bureaucratie canadienne. Nous sommes tous nés pour être comptables. Mes quatre choix enfin furent Carleton University et l'Université d'Ottawa, toutes les deux dans la capitale, Trent University et University of Western Ontario. Je ne m'endoute pas que vous pouvez deviner grosso modo - et probablement vous ne vous trompez pas - pourquoi j'ai choisi cette dernière, après avoir lu les articles précédents de mon blog. L'Ambassade du Canada avait aussi de l'information, cependant elle n'était pas récente. Je n'ai aucun doute qu'un grand nombre de mes paires ont dû faire face aux mêmes défis lors de prendre une décision.
L'évolution du formulaire OUAC
Étant donné, que la plupart de mes copains étaient d'origine internationale, nous savions très bien que le prochain pas à suivre était de nous séparer comme groupe. Il est probable que c'était la raison pour laquelle nous évitions parler de ce sujet. Je n'ai jamais pensé à leurs notes, ni leur avenir, ni ce qu'ils voulaient devenir une fois l'école serait finie. Je pensais juste que tout le monde rentrait chez eux et peut-être, parmi nous, certains oseraient aller découvrir un autre monde. Nous nous sommes concentrés à profiter du présent, des bons moments qui nous faisaient avoir envie d'être heureux, notre véritable déclic. De mon côté, j'étais capable distribuer effectivement mes responsabilités scolaires pour garantir mon prochains pas dans l'un des quatre établissements de mon choix, et au même temps poursuivre ma passion pour le sport sur le terrain de softball. Le lendemain était encore trop lointain.

dimanche 18 mars 2012

France 98 - La Coupe de la vie

En été 1998, la France était sous les yeux et dans le coeur de tous les «aficionados»  au foot. Toutes les vedettes sans exception convergèrent pour le plus - et pour certaines le seul - important tournois dans le monde du sport international. Quelques nations étaient en train de célébrer un retour de ce que l'on attendait depuis longtemps, et d'autres, leur début au stage. J'étais follement heureux du talent latino-américain qui avait réussi à qualifier. Comme d'habitude, les Brésiliens furent les concurrents en faveur pour remporter la coupe avec un Ronaldo dans sa meilleure forme renforcé par les vétérans, Rivaldo, Roberto Carlos, Bebeto, Cafú entre les quelques ambassadeurs du joga bonito. L'Argentine représentait une grande menace et ce ne fut pas question de sous-estimer ce côté, spécialement lorsqu'il s'agissait de Batigol buttant le ballon. Le Chili était de retour après une longue pause, en faisant figurer un duo dynamique au premier plan: Marcelo Salas et Ivan Zamorano. Le Paraguay avait comme joueur l'un des plus reconnus gardiens de but rapportant une certaine allure unique au jeu guarani, José Luis Chilavert qui gagna sa réputation aux coups francs – aucun gardien put marquer un but dans ce prestigieux tournois et il fut très près d'y arriver.


L'Argentine: une nouvelle année... une nouvelle défaite

Lorsqu'on habite dans un pays dévoué au football, vous vous rendez compte que le monde entiers arrête les jours dont un match a lieu. Les pays comme l'Angleterre et l'Allemagne subissent de grandes pertes de production dû au grand nombre de travailleurs absents. Au Pérou, c'est pareil. Bien que nous étions en période scolaire, les cours perdaient l'importance, et de même pour nos professeurs. Cette follie atteint tout le monde sans aucune discrimination et sans importer l'âge. La chose la plus étrange fut que le Pérou n'avait même pas qualifié pour le tournois. À ce titre, tous choisissèrent une équipe pour laquelle ils y allèrent, ce qui fait que tous les matchs sans exception, furent importants. Voici la raison pour laquelle on l'appelle le jeu du peuple. Il y a toujours une équipe préférée pour tout le monde. En outre, comme il s'agissait d'une école américaine et il y avait un grand nombre d'élèves au secondaire avec la citoyenneté américaine qui apuyaient catégoriquement les porteurs de leur drapeau national. Je me souviens d'avoir été dans mon cours d'informatique lorsque les États-Unis jouaient contre l'Iran, un jeu dont les Perses furent vainqueurs après 90 minutes de jeu. Je n'ai jamais eu de ma vie une expérience pareille de cette dimension, voir un nombre aussi grand de supporters de football pour un événement international. Le football c'est tout! Il me semble que c'est la raison pour laquelle nous l'appelons soccer en Amérique du nord.


Le Mexique fut une des merveilleures surprises lors du tournois. Les guerriers aztèques avaient quelques joueurs reconnus hors la ligue nationale, mais ils étaient munis d'une certaine détermination pour démontrer leur dévouement national au jeu. Luis "El Matador" Hernandez fut le fer de lance de l'attaque mexicain qui démontra comme jamais dans sa vie, comment marquer quatre buts importants en total. Le Mexique débuta sa campagne dans un jeu contre la Corée du sud, avec un défit, tout un déficit tôt, de 0-1 vers une victoire de 3-1. Ce fut remarquable, un retour pas mal disputé. Quelques jours plus tard, il perdèrent par 2 buts contre un côté belge pas mal fort, et ils ont quand même fini en égalité 2-2. Le match de groupe à suivre fut un facteur décisif et le Mexique s'est bien défendu contre une équipe hollandaise plus forte en gagnants des points lors du match nul 2-2. Toute une prouesse contre l'Oranje. Apparemment, les Mexicains avaient trouvé un super joueur en Jesus Arellano. À chaque fois qu'on lui demandait de s'intégrer à un match difficile, cela faisait une grande différence. Même quand tout se passer d'une façon extraordinaire, spécialement après remporter un avantage lors de la mid-temps de 1-0 contre l'Allemagne pendant les éliminatoires, les Européens plus chevronnés ont répondu deux fois, renvoyant les Aztèques de retour à l'hôtel pour faire leurs valises. Une fin décevante pour une véritable performance.


Le côté brésilien avait quelques résultats persuasifs. Bien qu'ils ne manquaient de talent pour surclasser leurs opposants sur le terrain, on aurait dit qu'en ayant surnommé a canarinha comme l'un des préférés cela a marché comme s'il on avait jeté un sort. Six des sept jeux qu'ils ont joué en sol gaulois ont vu que les buts concédaient, comme s'ils manquaient d'appui convenable de la part du gardien de but. Il y en a qui disent que les Brésiliens généralement ne sont pas capables de fournir des gardiens de but de première classe et ce genre de performance constateraient les allégations. Les héros du jour étaient dans les premières lignes. Ils opéraient à partir du principe «Je peux marquer un de plus que vous».  Ce furent des matchs pour ceux qui ressentent que le foot est du soccer: un jeu ennuyeux oú l'on ne marque pas de but. Pour un vrai fan du sport, la confiance est encouragée à partir d'une équipe solide. Une lutte vers la victoire 2-0 est beaucoup plus enrichissante qu'un score 7-6. Leur test le plus fort ce fut lors qu'ils jouèrent contre les Hollandais oú ils ont réussi à finir en égalité après le temps supplémentaire et le jeu fut déterminé par des pénalties. Une fois rendu à ce point là, la plupart du noyeau des fans sont au bord de leurs sièges et de faire un arrêt du coeur. Cependant, après avoir lutté, ils sont obligés de faire face aux hôtes pour une fin inoubliable.


Le coup de grâce de Zidane aux Brésiliens


La France avait réussi quelques victoires convaincantes. Ils guidèrent leur groupe, en l'emportant à la ronde suivante sans difficultées. À partir de ce moment, ils démontrèrent une performance à être souhaitée par tout le monde, en ayant un joueur mondial de première classe et capitaine Zinedine Zidane qui tenait la barre. Il était capable de désarmer tout seul n'importe qui mais il avait vraiment besoin d'un buteur prolifique tout près de lui pour terminer chaque belle ataque. Le meilleur match que les Français présentèrent fut le match final contre le Brésil. Le désordre sud-américain dont généralement dominait la performance du Brésil tout au long de la compétition fut fatal par rapport au côté des Bleues plus organisé et déterminé devant leurs propres fans. Pendant les premières 27 minutes, une belle passe traverssant les cieux se dirigea vers Zizou, d’oú il frappa sa précieuse tête chauve contre le balon, l’envoyant au fond du filet Brésilien. Il n'y eut pas de réponse mais frustration, et le match finissa en écrasant vraiment les Brésiliens. Parfois, les gens peuvent craquer sous la pression d'essayer de vivre avec la réputation d'être le favori.

dimanche 11 mars 2012

Cajamarque - Le dernier combat

De nombreux Peruviens associent Cajamarca avec la tombee de l'Empire inca. Celui-ci fut l'endroit oú Atahualpa, le dernier empéreur de la civilisation pré-colombienne, fut capturé au moment oú lui et ses courageux guerriers défendaient la ville contre l'attaque de Francisco Pizarro et sa bande d'impitoyables conquistadors. Les guerriers quechuas furent beaucoup plus nombreux que les Espagnols dans cette bataille - comme pour la plupart des batailles qui mènent à de grandes conquêtes dans le Nouveau monde - pourtant leur détermination sans précédent et leur orgueil remportèrent une victoire stratégique. À ce qu'il paraît, Atahualpa supplia ses ravisseurs de le libérer en leur offrant une grande pièce (elle existe toujours dans le centre-ville de Cajamarca) remplie d'or et d'argent. Les envahisseurs étrangers acceptèrent volontiers l'offre du dirigeant, mais une fois leur don  reçu, ils l'exécutèrent. Morale de l'histoire: «Il ne faut jamais faire confiance au conquistador espagnol».

Rue tipique de Cajamarca

La ville du Cajamarca moderne est reconnue pour les produits laitiers, les merveilleuses églises coloniales, les mines et les Bains incas - une vraie source pour rajeunir.Les Bickford ont pris un vol  de Aero Condor pour faire le voyage - un vieux Fokker F50 -   pour passer un long week-end dans cette ville légendaire. Je n'avais jamais fait un voyage avant dans un avion semblable, on pouvait remarquer un nuage de condensation dans l'allée qui sépare les passagers. Génial! Notre objectif principal fut de passer le plus de temps possible en train de nous décontracter dans les apaisantes eaux thermales. Ces eaux - semblables à celles de Rotorua, en Nouvelle Zélande ainsi que dans d'autres endroits de la planète - est réchauffée de façon naturelle, à partir d'une couche en dessous du sol. Il est impératif de ne pas plonger directement dans la source, sauf si vous souhaitez savoir ce qu'un homard sent avant de vous le présenter dans votre assiette. Les eaux de l'endroit de villégiature Banos del Inca, en banlieu de la ville, sont refroidies pour les clients de l'hôtel avant d'arriver à la piscine, ou bien dans la baignoire de leur salle de bain privée dans leur propre suite, pour qu'ils puissent en jouir.
Ce voyage fut recommandé à ma maman à la fin des traitements contre le cancer qu'elle a dû suivre, puisqu' il est reconnu que les eaux thermales de source ont des qualités naturelles incroyables. Les eaux thermales chaudes ont généralement des parties solides fondantes et sont riches en minéraux. D'habitude, elles comptent avec des composants de calcium et de lithium, tous les deux contribuent spécialement à la vigueur du corps après avoir suivi des traitements de radiothérapie. Ces traitements médicaux ralentissent le développement de la moëlle osseuse, faisant partie des effets secondaires que l'on peut observer. Les médecins font tomber comme une bombe atomique à l'endroit précis de la partie affectée du patient, afin d'annihiler les cellules infectées, en faisant preuve de très bons résultats. Cependant, comme le grand nombre d'explosions nucléaires, il existe des retombées. Le chemin vers la guérison de ma maman fut un long et difficile parcourt, nous nous sommes demandés pendant plusieurs années si elle allait un jour s'en sortir et guérir. Mon père tenait à essayer tout plein de choses comme la question des eaux thermales, il était toujours vigilant et en même temps assurait un certain niveau de confort pour ma maman, même dans le pire des circonstances. Si jamais elle nous quittait, nous n'aurions pas de regrets puisque nous l'avions toujours entourée d'énergie positive.
Selon ce que j'ai remarqué, une grande partie de la population de la ville fut d'origine quechua. La plupart des étrangers ont l'air a Arnold Schwarzenegger comme dans le film Un flic à la maternelle. Même ma maman faisait très grande comme taille dans cet endroit. Comme la plupart des lieux au Pérou, Cajamarca avait une ambiance polluée. Les bâtiments plus récents faisaient vieillots et abandonnés, on avait l'impression que les temps modernes ne faisaient pas partie de l'ensemble ou bien tout était arrêté dans le temps. Tant donné que la ville ne comptait pas avec un service de ramassage d'ordures, les rues en étaient pleines de déchets ce qui donnait une mauvaise impression aux petites entreprises avoisinantes essayant de défendre leur propre intérêt. Quant aux habitants, ceux-ci avaient l'air vaincus et résignés, probablement leur routine de tous les jours leur semblait épuisante sans espoir de trouver un jour une possibilité d'amélioration. Des nouvelles générations  succèdaient leurs aieux et poursuivaient les tâches quotidiennes déjà établies. Les souvenirs de leurs glorieux ancêtres autochtones qui furent vaincus et humiliés par des conquéreurs étrangers évidemment les ont trop marqués, gardant toujours une espèce de deuil de la fin de l'ére inca d'or. Le peuple de Cajamarca a bien de choses en commun avec tout le reste des peuples autochtones des Amériques.

Maman dans la piscine thérmale de l'hôtel

À mon avis, Cajamara fut un voyage très ennuyeux, sans mes copains, mais malgrè tout j'en ai bien profité. Souvent, nous sommes les maîtres de notre propre sort. Nous sommes capables d'avoir une influence sur notre entourage sans se rendre compte. J'ai dévoué mon temps à voir la télévision dans ma chambre, me rattraper dans mes devoirs de l'école et lire dans de différents endroits du lieu. Je voulais dissiper ma tête pour ne pas penser aux choses qui pourraient se passer vis-à-vis ma vie sociale au siège, à Lima, pendant mon abscence. Mes parents se sont aventurés pour aller connaitre la ville à pied pour voir les endroits intéressants et observer les gens du village. J'ai toujours regretté de ne pas les avoir accompagnés lors de cette promenade puisque j'ai toujours eu une grande passion pour l'histoire et la culture. Mon comportement d'ado m'a fait comprendre que parfois il vaut mieux faire des choses dont on a pas envie. La seule chose que nous avons dans la vie de grande valeur est le temps et si nous le perdons, nous ne pouvons pas le rattraper.

dimanche 4 mars 2012

Caracas – De retour au pays


À la suite d’un long voyage fait par obligation et que l’on revient dans notre ville natale,  nous ressentons du coup, comme s’il n’y avait plus un vide, en retrouvant la paix que nous avions tant attendue. Certains endroits de la ville font réagir la mémoire vite, surtout au début lorsqu’on essaye de se rappeler de tout, voire les rues que l’on prenait pour aller à l’école, l’endroit où vous travailliez pour éventuellement commencer à former mentalement des images avec tous les souvenirs, comme s’il s’agissait de faire une grosse boule de neige. Cela dépend évidemment du temps que l’on a passé sur place, on se rappelle des immeubles, mais pour une certaine raison, ils ne sont plus pareils. La mémoire qui fut à un moment donné comme un appareil de photos, devient plus comme une photo décoloré par le temps, prise avec un appareil Polaroid. La nature était trop étendue dans les jardins dont antan tout avait l’air parfait, les couleurs des choses n’avaient plus de rapport avec les images que l’on avait gardé dans la mémoire, même les édifices avaient l’air d’être tombés dans une dépression regrettant notre absence. La ville pensa que vous n’alliez plus jamais revenir. D’autres bâtiments ont l’air en plein essor et radiants comme pour démontrer que «la pelouse est plus verte chez le voisin». La vie continua pendant que nous étions partis et les pièces qui formaient le puzzle, ne semblaient plus encaser de la même façon qu’anciennement.

Maman et moi à Caracas

À Pâques 1998 – une célébration dans le Sud régulièrement appellée Semaine Sainte,du fait qu’il y a des célébrations tout au long de la semaine car la religion catholique est la plus dominante dans cette région  – mon papa, ma maman et moi, avions pris l’avion pour aller à Caracas comme partie de notre routine évacuation qui nous fut imposée par les circonstances. Nous étions de retour à Caracas neuf ans plus tard! Ma maman avait réussi à repérer nos amis avant de faire le voyage, la famille Marquez. Ils venaient de rentrer à la suite de leur affectation à Quito en Équateur. Caracas fut leur siège, comme Ottawa l’était pour nous. Avant notre arrivée, ils nous ont avertis – de la même façon que n’importe quel ami le ferait – que peut-être s’était mieux de ne pas faire le voyage parce que la ville de Caracas avait subi une transformation pas très favorable par un chirurgien politique sans licence. Les choses n’avaient pas trop changé.  Cette séduction pétrolière de l’Amérique du sud était en train de produire de l’argent en follie, vendant toutes leurs précieuses ressources naturelles par l’intermédiaire du cartel pétrolier à un consommateur assérvi qui comptait sur un marché international limité. Néanmoins, le roi du pétrole n’avait pas déclaré le revenu pour aider les plus démunis du pays qui vivaient toujours dans les mêmes ou pires conditions depuis nos beaux jours. En fait, le changement le plus important fut que le taux de crime continua a augmenté d’une façon effrayante. Nous comprenions parfaitement bien les dangers potentiels, puisque nous étions au courant que ce n’était pas un endroit trop sécuritaire ayant vécu là, malgré tout c’était une opportunité dont nous ne souhaitions pas manquer pour nous réunir ainsi avec notre famille vénézuélienne. Les chances de tomber dans des problèmes lors de notre visite, ne seraient pas énormes puisque nous les connaissions déjà et eux-mêmes savaient comment agir face à cette situation.

Jhonny et Juan Alberto sont venus  nous acceuillir à l’aéroport de Maiquetia, un endroit dont nous avions vu de nombreuses fois de 1986 à 1989 lors de notre affectation. Tout au long du parcourt du terminal, tout ce que je voyais faisait partie d’un processus interne dans ma tête, j’essayais de comparer tout ce que je voyais avec les souvenirs dont je gardais toujours tout frais dans ma mémoire. J’avais l’impression d’être revenu chez moi, et j’étais vraiment content. Juan et moi, avons mis les valises dans le coffre de la voiture qui se trouvait dans le parking de l’aéroport ; du coup, j’ai remarqué un trou bien rond sur la partie juste derrière du côté du chauffeur,  sur la vieille Mercedes de son papa, couleur vert limette. Après La Guaira et en chemin vers Caracas, j’ai posé des questions sur le trou dont je viens de mentionner précédemment, et on m’a répondu d’une façon drôle et complètement décontractée, qu’un voyou donna un coup de revolver à  sa voiture plusieurs fois mais ce ne fut qu’une seule balle qui la frappa. Nous nous sommes tous posés la question si l’agression vraiment eu lieu ou pas. Lorsqu’ils nous racontèrent l’histoire, personne a ressenti que cela contribuait à notre sensibilité de possibles ménaces de sécurité, notre réaction fut tout au plus comme s’il s’agissait d’un incident quotidien normal. Johnny a toujours était très doué pour raconter des histoires qui allait à la perfection avec son caractère et tous les aspects de sa vie pour attirer l’attention de tout le monde et les rendre amusantes. Je ne peux pas vous dire honnêtement, en particulier à tous ce qui suivent ce blog,dès le début,  nous n’avons jamais preuve d’un incident pareil. Lors de ce genre de circonstances dans une vie normale, on devient un peu désensibilisé et on trouve de l’humour dans ce genre de situations. Ce qui rend tout beaucoup plus simple. Vous ne pouvez rien faire pour changer les réalités négatives et parfois, au lieu de devenir impuissant,  tout cela vous fait bien rire pour vous aider à cacher provisoirement un tel souci. Autrement, vous finiriez par vous renfermer et essayer de vous cacher dans un placard, sauf que cela serait pire pour votre santé mentale à long terme.

C’était formidable revoir tous les endroits intéressants de Caracas, nous sommes allés visiter le théatre Teresa Carreño, le musée des Beaux arts, le musée d’archéologie, la Place Bolivar et le Capitol national, siège du gouvernement. Ils étaient tel et comme je me souvenais. Je ne peux pas oublier de vous dire que nous avons aussi vu de nouveau tout le réseau des grandes routes nationales de Caracas. Ce fut un grand monstre en béton, portant de drôle de noms comme le pulpe et le mille-pattes, en raison de toutes les différentes branches et virages. Aussitôt  nous commençames à parcourir les rues, nous nous sommes aperçus que le vacarme était toujours le même. Les motocyclettes circulaient toujours sur les chausées, comme d’habitude, en faisant du zigzag entre les voitures. Le changement qui me sauta à la vue de suite, ce fut le nombre de Wendy’s burger, ce qui m’a surpris. Pour la plupart des villes de l’Amérique du sud, c’était principalement les  Burger King et  Pizza Hut – ceux-ci comptaient avec d’extra-ordinaires cours de récréation pour les enfants – et MacDonald arrivait toujours dans ces endroits juste un peu avant notre départ. Ce syndrome de l’arc doré fut vraiment une surprenante coïncidence. Dans les années 1980 et  1990, j’avais vu des Wendy’s juste en Amérique du nord. Nous avons même dîner dans un restaurant Hoolihan’s le jour de notre arrivée. Ce fut un endroit raisonnable aux Etats-Unis, bien qu’ils ont toujours recherché le marketing en Amérique du sud, voire Tony Roma’s et TGI Friday’s. Les repas suivants nous ont rapportés des souvenirs des années dont nous avons vécu au Venezuela lorsque nous avons goûter les arepas, les tequeñones et le pabellón criollo. Quand vous voyagez à l’étranger, n’hésitez pas et goûter de nouveaux mets afin de jouir de la merveilleuse cuisine internationale – un véritable cadeau génétique de notre créateur –  vous ne serez pas décu. Il y a une grande variété de goûts.  Rien de mieux pendant nos repas qu’être en compagnie des Marquez et rire tout le temps. Il faut toujours manger en bonne compagnie lorsqu’il s’agit de bonne nourriture.

Chez les Marquez au Venezuela

Ce retour à Caracas fut une expérience très particulière, laquelle je n’avais jamais eu avant. Dans les grands centres urbains où nous avons vécu, nos séjours sans exception furent de trois ans. Pendant ce temps, je devenais comme une partie de la ville, j’assimilais la culture, j’apprenais tous les raccourcis et toutes les façons pour aller et venir –  comme enfant, j’avais un sens de l’orientation exceptionnel et souvent je faisais les fois de GPS pour aider mon père et éviter les embouteillages de A à B – je respirais aussi le même air comme tous les citoyens. D’une certaine façon, ce fut comme si j’avais gagné ma place dans chaque unes de ces villes. Néanmoins, au bout des trois années d’affectation, nous faisions toujours nos valises en sachant que c’était presque sûr que nous reviendrions plus jamais, nous quittions en gardant de beaux souvenirs qui feraient partie de notre propre histoire. Ce voyage-ci fut l’exception de la règle. C’était drôle qu’après tant d’années écoulées, ma place parmi le peuple de Caracas était toujours là en train de m’attendre d’une façon où l’autre. Je ressentis que mon existence contribuait à l’énergie de cette grande ville. Je m’identifiais bien avec mes copains «caraqueños» comme si j’étais chez moi. Ce fut de plus en plus difficile trouver la définition de mon chez moi. Je me demandais si cela serait pareil si jamais on revenait à Brasilia et à Santiago, puisque je ressentais toujours une forte affinité pour les deux endroits, même si j’avais déjà perdu contact avec les gens que je connaissais. Le Venezuela fera toujours partie de moi.