Un enfant de troisième culture (TCK/3CK) ou enfant trans-culturel est "quelqu'un qui, pendant son enfance, a consacré une longue période de sa vie dans une ou plusieures cultures autres que sa propre, intégrant ainsi certains éléments de ces cultures avec celle sa naissance créant une troisième culture."

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mercredi 14 septembre 2011

En chemin vers l’est…et au-delà!


L’expédition la plus grande pour les quatre Bickford ce fut vers l’est du Canada dans la région de l’Atlantique, l’été 1993. Une rangée de siège de la Plymouth Voyager fut laissée dans le garage jusqu’à notre retour. Nous avions besoin de tout l’espace possible pour nos valises, notre glacière, boîtes à conserve, l’eau et d’autres provisions utiles, comme la boisson Cola du CP. Mon papa était déjà en train de rallier les troupes de bonne heure le jour de notre départ, en faisant ronronner le moteur de la fourgonnette comme s’il s’agissait de la maison d’une mascotte qui veut l’attention de son maître. L’idée était d’arriver jusqu’à la ville de Québec, en passant par la belle ville de Montréal reconnue par ses embouteillages. Il n’y avait pas de meilleures alternatives afin d’éviter la pénible circulation, les 460 km à parcourir sembleraient plus longs en prenant les raccourcis. Mon père pensait que nous ne devions pas perdre trop de temps de cette façon entre un point et l’autre, selon ce qu’il avait vu sur le plan. Ce n’était pas une bonne idée d’être en retard, autrement nous n’aurions pas l’occasion de visiter et voir les endroits intéressants.

La chèvre de combat avec son régiment

Le Capitaine David était une fois de plus au volant, en nous conduisant et sûr de lui-même, à la ville de Québec (une région évidemment anti-anglophone de notre chère Belle Province). Brian était le deuxième commandant, retrouvant sa place d’habitude comme copilote, place dont il avait l’habitude d’occuper lors de nos aventures en Amérique du Sud. Notre premier arrêt: Le Zoo de la ville de Québec. Les jardins du zoo étaient si bien entretenus, très fleuris avec des fleurs de toutes les couleurs et la pelouse venait d’être tondue, on dirait que nous faisions partie d’un compte de fées. La seule chose qui manquait à présent c’était les animaux parlants. Les créatures les plus semblables étaient les singes (orangoutans,  chimpanzés,  singes tous ce genre d’adorables animaux). Je ne suis pas intéressé à susciter un débat sur l’évolution – cependant mon père mentionnait sans cesse un orangoutan qui était la copie exacte de son Uncle George dont je n’ai jamais eu le plaisir de rencontrer – mais il y a quand même quelque chose vis-à-vis l’expression d’un singe et son habitat qui vous font penser à l’évolution de l’être humain. Le sens de communauté, la candeur et le buffet à volonté de puces, démontrent comment l’homme du Cro-Magnon a évolué, et nous avons échoué sur le chemin. Nous pouvons apprendre une bonne leçon de nos amis les singes, ils n’ont aucune barrière  pour communiquer, ni de traditions, ni de culture, qui leur empêchent de continuer leur vie en train de sauter de tous les côtés en faisant de drôles de bruits.

Ensuite, nous sommes allés au Parc des Chutes de Montmorency, dans la banlieu de la ville de Québec, nous avons pris un funiculaire pour monter jusqu’au sommet de la coline. Les Britanniques avaient construit en 1756 des fortifications jusqu’en haut de leur précieuse ville, pendant les longues batailles avec les Français. Le lendemain matin, nous étions les premiers arrivés à la Citadelle pour voir la relève de la garde. La construction du fort, selon ce que mon papa nous a expliqué, était nettement britannique puisque les Français avaient des défenses très simples en comparaison. Les Forces canadiennes occupaient actuellement le lieu comme base pour un régiment R22R. Nos gars étaient partis pour des opérations de maintien de la paix à Bosnie-Herzegovine. Au lieu, je suppose que nous avons vu les plus jeunes soldats et des officiers défilant pour nous, en compagnie de leur fidèle chèvre de bataille. Plusieurs régiments britanniques ont adopté comme mascotte, une chèvre de race galloise. Qui ne donnerait pas absolument tout ce qui était dans leurs moyens pour son pays et leur chèvre? Ceci fut notre arme secrète et motivante pendant la guerre de 1812 contre les Américains. Pourquoi ils n’ont pas réussi à envahir l’Amérique nord-britannique? Probablement, parce que les soldats gallois possédaient un lien spécial et unique que avec les chèvres galloises et leur puissante auréole.

Plus loin sur la route des vacances, nous avons réussi à arriver au golfe du Saint Laurent dans la région de Gaspésie, Québec. Ce fut la nature dans toute sa splendeur. Il n’y avait pas de chênes enchantés ni de vie sauvage exotique, mais c’était l’endroit idéal pour une apparition genre Griswold. Nous sommes arrivés tard dans la soirée sur cette partie de la côte et comme l’on pouvait imaginer, il n’y a pas grand chose vis-à-vis civilisation dans cet endroit. Il y avait quelques maisons, des fermes, des auberges et des motels. Les enseignes au néon sur chacun des endroits dont je viens de mentionner (y compris les fermes et maisons privées) semblaient contester avec la plus redoutée réponse: «Complet». Incroyable!.  Maintenant, il était trop tard pour revenir sur nos pas à la ville de Québec ou bien pour continuer jusqu’au Nouveau Brunswick. Mon papa insista de rester dans la région puisque nous étions tout près du Rocher Percé, autrement nous allions le manquer. Nous avons trouvé enfin un terrain de camping où nous avons dû payer un forfait d’à peu près cinq dollars pour y avoir accès, nous avons garé la voiture, nous avons ouvert les carreaux et avons essayé de nous installer dans la fourgonnette le plus confortablement possible. Nous avons utilisé des serviettes de plage pour avoir un peu de privacité, pour que les gens ne puissent pas nous voir dans la fourgonnette et nous avons prier pour que la nuit passe vite. Mon papa et moi, avons eu les sièges de devant (Heureusement, on pouvait les allonger), ma maman a eu le siège au milieu et Brian, la partie de derrière qui avait un plancher ondulé, là où se trouvait la glacière. Ce ne fut pas une très bonne nuit pour aucun de nous. Le lendemain matin à l’aube,  personne fut attention, mais qu’il faisait beau!. Nous étions les quatre à moitié éveillés, nous nous sommes dirigés vers le port pour prendre un tour sur un canot à moteur pour aller jusqu’au Rocher Percé et le sanctuaire des oiseaux sur l’Île Bonaventure. Nous avons tout vu sans tarder pour continuer sur la route vers le Nouveau Brunswick pour pouvoir nous reposer cette nuit.

Vue aérienne du rocher de Percé

Notre prochain arrêt fut Bouctouche au Nouveau Bruswick avec beaucoup plus de points d’intérêt. Nous avons eu de la difficulté pour trouver notre hôtel puisque c’était avant le temps des GPS,  mon papa s’est arrêté pour demander le chemin à un individu qui avait l’air à un pirate. Mon papa lui a parlé en anglais et le bonhomme répondit en français, alors mon père répliqua en français et l’homme conclut la conversation en anglais… Des minutes un peu bizarres. Nous avons suivi les instructions et avons trouvé l’historique Bouctouche Inn, pour découvrir qu’anciennement celui-ci avait été un monastère et il était «Complet». Alors, nous nous sommes dirigés vers le Presbytère de Bouctouche, une superbe vieille maison que l’on avait convertie en hôtel. Les Griswolds ont eu de la chance pour une fois! Quand nous étions en  train de nous installer, j’ai regardé par la fenêtre et il y avait un grand cimetière. L’endroit idéal pour prendre en film un épisode de Tales From The Crypt. En allant vers Saint Jean – un village cher pour mon père puisqu’il a vécu dans cet endroit quand il était adolescent, sauf qu’il y avait une odeur à la pulpe de papier – ensuite nous avons continué notre chemin vers Saint Andrews-By-The-Sea, où nous avons vu le changement des marées dans la Baie de Fundy et nous étions émerveillés. Il y a plusieurs endroits tout au long de la côte où l’on peut voir très bien les changements de la marée de haute à basse avec une moyenne de 17 mètres (55 pieds) de différence entre l’une et l’autre. Nous avons conclu notre tour de la région atlantique du Canada en couchant au deuxième étage d’une maison (supposément un hôtel) et si jamais on avait l’habitude de rouler dans le lit en dormant, on pouvait tomber par la fenêtre et se réveiller le lendemain sur le capot de la voiture. Nous étions tous les quatre serrés comme des sardines dans une toute petite chambre, ma maman et mon papa ont partagé le lit: moi, j’ai couché au pied du lit et Brian sur le lit le plus petit qui puisse y exister dans l’histoire – peut-être il s’agissait une table de salon à roulettes.

dimanche 11 septembre 2011

Le lien latin


Dans mon chapitre précédent sur le multiculturalisme, j’ai mentionné que les nouveux arrivants ont une certaine tendance à trouver des éléments familiers et qui leur font penser à leur pays d’origine. Pendant, la première étape de ma transition, j’ai démontré une certaine tendance. Bien que j’étais pratiquement à l’endroit où j’appartenais, un microchip était bien planté à l’intérieur de ma personne en train de reprogrammer mon système d’exploitation pour inclure des comportements d’un logiciel sud-américain – une culture avec un principe de travailler fort afin de pouvoir bien s’amuser en rapportant un équilibre entre la vie professionnelle et le côté personnel. La façon d’être des Latino-américains me manquait beaucoup, surtout leur affection, ils étaient chaleureux et amicaux, pendant cette attente le jardin botanique de la diversité culturelle commençait à s’épanouir autour de moi, je n’arrivais pas à trouver le bon massif où j’appartenais. Le subconscient dialoguait sans cesse avec son homologue la conscience, suggérant que s’établir dans le paysage pourrait être prématuré. Le fait, de permettre  que ma vie comme à faire des raciness à Ottawa, allait être interrompu par un autre déménagement dans un avenir proche? Est-ce que j’étais même dans l’endroit où j’appartenais?

Tandis que ma lutte interne persistait dans l’arrière-plan, j’y tenais au reste de cet optimisme adopté à partir de versions précédentes de mon modèle périmé. J’étais tombé dans le sombre royaume de la timidité et j’ai trouvé que c’était dur. La vie était difficile hors mes quatre fantastiques, les relations étaient compliquées et donner un pas pour établir de nouvelles relations était encore plus complexe. Est-ce que cela se passait parce que j’étais plus âgé? Est-ce que je passais par une étape de troubles post-traumatiques? Les niveaux de confort atteints en vivant à l’étranger semblaient inaccessibles. Je possédait une pléthore de questions à l’intérieur de ma personne que mon esprit de jeune n’arrivait pas à répondre. Mon esprit avait dépassé ma croissance physique à certains égards, et m’avait catapulté à un état d’adolescent. Il était devenu plus difficile d’avoir un rapport avec des personnes de mon âge et je retrouvais un certain réconfort en parlant à des personnes plus ages que moi, en pensant qu’elles avaient déjà eu l’expérience d’une vie nomade comme un rite the passage de toutes sortes. Le monde semblait avoir des lacunes dont je n’arrivais pas à combler. Une fois de plus, la vie m’a béni avec une autre surprise. Un rayon de lumière de bienvenue éclaircissant le triste quartier du Sud d’Ottawa. Je n’aurais jamais pensé que l’un de mes meilleurs amis allait m’être révélé, indirectement et sans aucune intention pour contribuer à me définir dans cet étape de conflict en donnant un sens à ma vie. J’ai réussi à faire des racines en sol canadien comme résultat. La façon dont ce lien spécial s’est établi entre deux enfants d’une troisième culture, mais en même temps, comment deux familles culturellement différentes ont commence à devenir une famille internationale inséparable, est toujours une histoire dont j’ai un grand plaisir à partager et depuis elle est chère pour moi.

Les Bickfords et les Marquez

La relation internationale Bickford-Marquez a débuté lorsque nos papas se sont rencontrés vers la fin des années 1970. Jhonny Marquez a été affecté à Ottawa dans une capacité analogue comme celle de mon père, mais travaillait pour le gouvernement vénézuélien. Son épouse, Delia, était en ceinte de leur deuxième enfant María Virginia était l’aînée, dans un endroit pas très familier pour eux. Je devais être inclus à un autre moment car je n’étais pas encore sur la liste de la cigogne, mais mon frère était déjà né représentant les jeunes de notre côté. Juan Alberto fut le bébé qui arriva en ce monde une journée d’automne dans la capitale de la nation, il est le seul dans sa famille qui est né au Canada. En raison d’exigences en matière de visa, et les coûteux voyages internationaux, une fois de plus une nouvelle maman a été laissée dans un paramètre étranger, entourée par la neige et de visages inconnus. Ma maman a appris par le milieu diplomatique la situation et est allée rendre visite à Delia pour voir si elle avait besoin d’aide avec son nouveau né. Ma mère connaissait bien le défi que cela représentait pour son amie, car elle a dû passer par la même situation en 1978. Psychologiquement, c’était difficile de passer par la grossesse et l’accouchement éloignée de ses propres parents. Ma maman était bénie du fait que ses beaux-parents étaient très gentils envers elle malgré qu’ils étaient à mille kilomètres de distance. Ce gentil geste, d’une mère vers l’autre, a été toujours gardé comme un beau souvenir et a établi notre étonnante saga.

Le project interculturel a dû attendre un peu après avoir lancé la initiative, puisque mesparents ont été affectés au Brésil en 1980. Quand ils sont rentrés à Ottawa en 1983 (à présent avec moi), les Marquez avaient fini leur affectation. C’est la façon dont les choses souvent se passaient dans le monde diplomatique.  Tout est provisoire. Ensuite et pendant notre affectation au Venezuela de 1986 à 1989, ma mère a organisé une foire de charité au nom de la communauté canadienne, ce qui a aidé à communiquer de nouveau avec les Marquez. La mère de Jhonny était venue faire un tour lors de cet événement et du coup les bons moments prirent une priorité. Quelle merveilleuse coïncidence que les deux familles étaient affectées dans le même pays une fois de plus. Puis notre parenteté vénézuélienne était là, quand ils arrivaient chez nous dans le quartier du Cafetal je venais toujours leur dire bonjour lors des réceptions diplomatiques, les dîners ou les cocktails. Ils étaient toujours gentils envers nous, spécialement Delia. Hélàs! Cela ne dura pas longtemps,  nous avons été obligés de les quitter pour partir au Chili une fois nos effets emballés. Mes parents se demandaient une fois de plus si nous aurions l’occasion de les revoir un jour.

La Noël à Archer, Ottawa, Canada

Vers 1992, nous avions complètement perdu la piste de nos amis vénézuéliens. Mon père, sans avoir besoin de faire aucun travail de renseignements, éventuellement a vu la photo de M. Marquez sur la revue The Diplomat, un magazine  avec des articles sur la région d’Ottawa. Le sous-titre indiquait qu’il venait d’arriver, pour représenter l’Ambassade du Venezuela. Mon papa a partagé cette information avec ma maman qui a appelé l’Ambassade du Venezula et a parlé avec Jhonny qui lui a donné le numéro de téléphone chez lui pour qu’elle puisse parler avec Delia, qui à la fois a dit à ma maman qu’ils habitaient à une rue de chez nous. Cette amusante combinaison de «Qui? Comment? Quoi?» est une version abrégée de l’histoire. Pendant cet échange de conversation au téléphone entre ma Maman et Delia, elles se sont mis d’accord pour nous retrouver immédiatement après. Ma maman m’a fait le commentaire pour voir si j’avais envie d’y aller ou pas et qu’ils avaient un enfant presque de mon âge. Je n’avais pas encore rencontré Juan et l’image de mes oncles dans ma tête était un peu floue. Nous sommes allés de suite de Gillespie jusqu’à Archer en marchant et avons sonné à la porte, c’est Delia qui nous a accueillis avec un grand sourire, elle était vraiment contente et nous a embrassés. C’était bien ça, le côté chaleureux que je gardais toujours dans ma mémoire du Venezuela. Ensuite, j’ai rencontré Juan qui était dans sa chambre en train de s’amuser avec le Supernintendo et le jeu Teenage Mutant Ninja Turtles: Turtles in Time. Je me suis rendu compte qu’il était timide et nos premières conversations n’ont pas été longues. C’était parfait pour moi à l’époque, malgré tout ça il ne nous a pas pris longtemps pour trouver quelque chose en commun à notre sens de l’humour, le goût pour le basket-ball, les films de Van Damme, et sommes devenus des frères inséparables mais de différentes mamans. Le temps s’est écoulé depuis la dernière fois que je l’avais vu, mais je savais très bien que la prochaine que nous nous retrouverions ce serait comme si l’on s’était vu la veille. Une véritable amitié!

Nos familles devenant si proches l’une de l’autre ont fait que les hivers au-dessous de zéro deviennent tropicaux. Nous avons co-organisé une fête quelques jours avant la Noël utilisant un Système de Père Noël secret. Le réglement exigeait que chaque cadeau devait être choisi au magasin du Dollar et le jour de la fête, l’article achetait aller être donner à quelqu’un au hasard. Mon papa a eu un grate-dos deux ans suivis (Je ne l’ai jamais vu s’en servir). Jhonny m’a offert un livre à colorier de dinosaures et comme j’avais l’air perplexe, tout le monde éclata de rire. Les cadeaux étaient une grande source de divertissement car nous étions tous sur la même longueur d’onde sans blesser les sentiments de personne. Nous avons organisé également notre propre spectacle de talent pour certaines occasions au long de l’année, parfois avec des invités d’honneur, comme par exemple une famille péruvienne qui jouait le cajón – leur instrument national – et ils dançaient La Marinera. Mon papa, Brian et moi, en train de chanter de l’opéra en allemand sans même connaître les mots de la pièce, ainsi que d’autres événements inoubliables. La réponse à nos performances méritait soit des applaudissements, des blagues par rapport au manque de talent de la part d’autres personnes, des objets jetés aux performants qui étaient nuls ou bien d’autres réponses interactives. Nos maisons étaient les endroits à ne pas y manquer dans la région d’Ottawa. Une vraie communauté de clowns. Ces réunions étaient quelque chose que nous attendions avec enthousiasme et peut-être l’un des aspects les plus difficiles à ne plus y penser en quittant Ottawa.

dimanche 4 septembre 2011

L’été en compagnie des Bickford


Ce chapitre canadien de mon histoire était très différent aux six agréables années précédentes d’exile sud-américain. La récession a continué de s’atarder sur  le portefeuille de la feuille d’érable créant un surnoisement dans les budgets familiaux. En consequence, les gens cherchaient d’autres moyens pour générer des épargnes dans le foyer, en faisant très attention afin d’épargner jusqu’au dernier sou qu’ils avaient de trop, et réduire les frais. De nombreux magasins à rabais ont commencé à apparaître de la clandestinité espérant faire un profit des temps économiques difficiles. Les Bickford ont été obligés de prendre un hiatus de fréquentes tournées en raison de ce ralentissement mondial, mais aussi parce que nous avions perdu nos avantages comme expatriés.Nos promenades étaient réduites surtout à l’Ontario, «À vous de découvrir!», en particulier le long de la célébre autoroute 401. Notre rayon a été maintenant un peu limité aux communautés entourant la région de la capitale nationale, assez proches pour des excursions à la journée dans notre Plymouth, Voyager. Nous avons découvert de magnifiques endroits de pique-niques pour les familles, ainsi que la cueillette de baies, les cabanes à sucre et tout plein d'autres endroits. Nous nous sommes familiarisés avec le patrimoine de monuments tels que Upper Canada Village à Morrisburg, des petits villages pittoresques comme Wakefield au Québec, les écluses au long de la Rivière Rideau, profitant de ces opportunités pour quitter le bruit et la vie quotidienne mouvementée pendant un moment.

Nos longs voyages étaient devenus une contrainte et nous étions obligés de tout faire en auto, le fait de nous avoir coupé les ailes représentait que nous ne pouvions plus passer du temps non seulement avec ma mémé, mais non plus ni avec mes cousins, ni ma Tante Annie et ni mon Oncle Fernando. C'était trop long! Trois ans sans les revoir! . Nos visites annuelles n'auraient plus lieu comme voyage international, cela était impensable pour une famille de quatre personnes. J'ai commencé à avoir un sentiment que je n'allais plus jamais les revoir, alors je me suis mis à prier tous les soirs et garder de beaux souvenirs. D'un autre côté, nous étions maintenant dans une situation idéale pour renforcer le lien avec les Bickford de l'Ontario puisque cela était favorable du point de vue géographique - il ne faut pas oublier que la distance d'une ville à l'autre était énorme, spécialement à l'âge de l'adolescence, dont on devient impatient lorsqu'on est assis derrière dans la voiture sans avoir grand chose à faire. Nous avions fait l'autoroute 401 plusieurs fois allée et retour comme pour apprendre par coeur les sorties stratégiques, ainsi que les endroits pour prendre une pause, juste en cas que nous aurions besoin de reprendre notre souffle. J'avais identifié cette refonte de notre vie avec une chanson populaire que l'on écoutait souvent à la radio à l'époque, Life Is A Highway interprétait par Tom Cochrane. Ces pélerinages étaient toujours pleins d'enthousiasme, puisque c'était l'occasion de nous réunir avec la famille et partager une certaine ambiance bien spéciale lors de ces visites. Cela était en même temps l'occasion de se retremper dans une immersion et environnement anglais pour changer un peu et profiter à la fois de perfectionner mes connaissances de la langue anglaise. Le composant anglais du programme du Lycée Claudel n'était pas exigeant.

Le vieil homme et le poisson

Le fait que Amherstview était à deux heures d'Ottawa vers le sud, était encourageant pour visiter mon Grandad régulièrement - minimum une fois par mois.  Aussitôt que je franchissais la porte d'entrée et otais mes chaussures, il était déjà au sommet des escaliers en train de nous acueillir avec un beau sourire et je me dépêchais pour être le premier à l'embrasser. Ensuite, la plupart du temps cela était suivi par des démonstrations de Aikido pour nous apprendre, à Brian et moi, des trucs d'auto-defense. Ensuite, il rigolait et nous complimentait en nous disant «Que nous commencions à devenir beaux comme notre grand-père».  Il était vraiment drôle, même quand il n'essayait pas de nous faire rire.  Granny n'était plus là, pour donner un sens à sa vie, mais malgré tout il était devenu très ferme dans ses décisions. Le meilleur exemple était l'heure du déjeuner. Toujours à midi pile. Si l'horloge indiquait 12:01 et le repas n'était pas prêt, il commençait a devenir impatient et avec un appétit vorace. Il était plus en forme que n'importe qui parmi nous, il n'était pas costaud, mais il était ferme dans sa facon d'être. Ses habiletés quant à la  préparation des respas étaient une autre histoire, il fallait que tout faire entièrement à sa façon. Il nous a voulu nous regâler une fois avec des canards sauvages qu'un ami lui avait donner, un mets potentiellement exquis lorsqu'il est préparé avec de l'amour et de la patience. Sur le coup d’onze heures du matin, il s'est subitement mis debout en quittant son fauteuil préféré du salon pour aller dans la cuisine, il était prêt pour cuisiner ces pauvres canards. Il était convaincu qu'ils seraient prêts pour le déjeuner. Lorsque nous nous mettions à table à midi pile pour notre repas, il nous a fait la remarque de faire attention avec nos dents parce que sûrement les animaux avaient toujours les munitions de la chasse. «Canard aux munitions»: la spécialité de Grandad. La viande était pratiquement crue, alors il nous a donné des consignes pour la couper en morceaux et la faire cuire dans une poêle. Possiblement, ce ne fut pas un des meilleurs repas pour nous régâler en tant que famille, mais ceci fait toujours partie des drôles et inoubliables souvenirs. J'aurais bien aimé qu'il ait son propre show de cuisine à la télé.
Il était aussi l'homme aux nombreux gadgets. Comme il passait longtemps assis devant la télé, il devait être bombardé par les réclames de télé vendant un grand nombre d'appareils bizarres et leurs accessoires. Il a acheté une machine pour faire de l'exercice laquelle peut-être il l'a utilisée une seule fois, il s'agissait d'un gadget drôlement bizarre et pas dutout confortable dont je n'avais jamais vu de ma vie. Il nous a fait une démonstration de l'appareil comme si c'etait lui qui l'avait inventé. C'était l'achat le plus incroyable pour en dire long. Avant la série de strokes qu'il a eu, il avait une grande passion pour le café, il était si fort que l'on aurait crû que c'était du vrai pétrole. Je me souviens l'avoir dégusté une fois et je suis devenu et resté vert pendant plusieurs mois. Comme il adorait le café java qui était fort, il a acheté une machine pour faire du café espresso en ayant l'espoir d'en produire cette suprême tasse de café. Il nous a expliqué que la machine avait plusieurs dispositifs de sécurité afin que la machine ait une incroyable pression sur les graines de café.  Malgré, tous ces dispositifs et facile à s'en servir, il a réussi à faire exploser l'appareil, Dieu sait comment cela se produisit!. Heureusement, il était éloigné de ce gros nuage marron qui avait l'air à un champignon marron comme suite à l'explosion. Depuis le jour de cet incident jusqu'au jour où nous avons été obligés à nous défaire de tous ses effets, puisqu’il ne reviendrait plus jamais vivre dans cette maison, il y avait toujours une grande tâche marron sur le plafond de la cuisine pour nous rappeler de cet incident. Il allat retourner la machine à cafe après ce désastre qui a mis sa vie en danger. L’employé pouvait à peine y croire qu'il aurait pu exploser avec tout et l'appareil. Un esprit d'aventure faisait partie de sa personnalité, mais la suite n’était pas nécessairement une réussite. En tout cas, c'était à admirer et drôle. Notre propre M.Magoo. Il a refusé que l'on mette sa tasse côte à côte de la définition de vieux gaga sur le dictionnaire, et il me semble qu'il a réussi le test en passant par toutes les couleurs.

Brian et moi avec les oies

Comme un grand lider de la Communauté de Cataraqui et à travers ces nombreuses amitiés, il avait toutes sortes d'amis. Un de ses étudiants d'Aikido l'introduisit au monde des ordinateurs et des jeux d’ordinateur. Son ami travaillait chez Future Shop - l'équivalent de Best Buy ou d'un grand magasin d'appareils électroniques -  et partageait son talent et sa connaissance des ordinateurs à haute performance, les jeux d’ordinateur populaires pour ses petits enfants, et obtenait en même temps de généreux rabais dans ses achats. À cet occasion mon Grandad  nous a introduit, à Brian et moi, aux jeux tels comme Duke Nukem, mis en scène dans un monde post-apocalyptique qui s'agissait de faire sauter les méchants. Je le vois toujours en train de rire vivement en nous disant d'utiliser des bombes genre tuyaux. Une fois, il est venu chez nous, vraiment content et plein d'enthousiasme pour installer "Stacker Three" afin d'accroître la mémoire de notre ordinateur. Nous étions tout contents jusqu'à ce que l'ordinateur  câla. Alors, (tout a fait comme un gamin) il nous a annoncé qu'il devait rentrer chez lui tout de suite. Un peu de sagesse peut être dangereuse. Un homme vraiment remarquable!. Il avait aussi un égo alternatif parmi un certain nombre de personnes Reverend Bill Bickford. Il mettait de côté sa tenue de sensei en la remplaçant par son col de clergé. Nous allions d’habitude aux messes du dimanche qu’il officiait quand nous allions le visiter et à chaque fois il annonçait à la congrégation d'une geste très fier que sa famille l'accompagnait et était parmi eux. Après la messe, la plupart de ces personnes nous approchaient pour nous dire bonjour. Ce fut lors d'une de ces occasions que nous avons eu le plaisir de rencontrer le tycoon local et magnat des arcades, Bob Joseph. Il était un homme généreux  et  prêtait son agréable chalet sur le Lac Varty dans la campagne, au Reverend et sa famille pendant deux semaines. Nous étions tous très heureux d’en jouir ces bons moments. Mon grand-père m’a appris à pêcher, en utilisant le bon hameçon et les propres appâts, et aussi comment remettre le poisson dans l’eau. Le chalet était équipé avec un barbecue duquel Brian et moi nous nous en servions pour faire cuire les hamburguers – peut-être pour éviter que Grandad grille sa main au lieu. La plage accueillait les oies qui cherchaient quelques chose à manger tous les soirs, et nous avons eu tort de les nourrir. Ils revenaient sans cesse juste pour faire salir tout le jardin. Il y avait un bateau ponton, véhicule duquel nous nous servions à chaque été comme un rituel pour célébrer le début de nos vacances, et tout le monde, grands et petits y embarquaient. À tous les ans malgré qui était au volant, l’auto-proclamé capitaine fonçait à fond le moteur de l’engin et le devant du bateau coulait au fond du lac. Une fois que l’engin récupéré, il reprenait le niveau et son équilibre et tout le monde réagissait très étonné, c’était toujours pareil à chaque fois. Après avoir presque perdu haleine  et le remettre en marche tout nivelé, nous recommencions notre tour annuel du lac un peu plus lentement à une vitesse moyenne pour le faire flotter.
Le Lac Varty était un endroit merveilleux pour passer des étés paisibles, complètement décontractés comme dans du Zen. Nous avions la télévision par satellite pour nos distractions en soirée pendant que l’activité des moustiques consommait le monde à l’extérieur. Le village de Moscow était le plus près (oui, en Ontario) avec un dépanneur et trois maisons, c’était tout comme zone urbaine. La population qui habitait cette Méga ville était entre quatre et dix habitants. Chez le dépanneur il y avait des vidéos en allocation et le système de l’employé était extrêmement laborieux. Premièrement, le client chosissait le film qu’il voulait louer. Deuxièmement, il fallait le présenter au comptoir. Troisièment, l’employé demandait le prénom du client: dans le cas de mon père, David. Quatrièmement, le total de la transaction se faisait en dollars canadiens. Le lendemain en rentrant dans le petit magasin pour retourner la vidéo, il a dit: «Salut, David!». On dirait qu’il avait un grand rapport avec sa diverse clientèle. Au chalet, Grandad prenait toujours la place tous les soirs pour faire de la pêche. À chaque été, il pêchait toujours un poisson plus grand que l’année d’avant. Il était en train devenir très doué et selon lui un pêcheur professionnel. Beaucoup d’entre nous,  avons pensé qu’il pêchait toujours le même grand poisson avec la même grande bouche une année après l’autre. Un truc pertinent est, qu’il s’agissait toujours du même poisson à chaque été car le fameux poisson manquait de lèvres presque en totalité. Mon grand-père était un homme qui ne se faisait pas de soucis pour les détails, y compris les lèvres, lorsqu’il déposait la bête dans un seau d’eau pour démontrer à tout le monde, fièrement et tout content sa détresse. Nous l’avons applaudi, cependant mon Papa fut une réflexion à ce moment en disant” «Il doit s’agir du poisson le plus stupide qu’il puisse y avoir dans ce lac!»

dimanche 28 août 2011

Multiculturalism: Construisant le mosaïque


Depuis la naissance du Canada, des partenariats entre différentes cultures ont été encouragés afin de bâtir une nation. Français et Anglais, concurrents européens à jamais dans leurs aspirations empiriques, définissant les bases pour les générations à venir de tolérer les uns les autres, et accepter leurs différences. Depuis mon enfance, j’ai fièrement compris ce lien indissociable entre les deux fondateurs de mon pays, du fait que mon père est britannique et ma mère française. La diversité était dans mon sang. D’autre part, les exemples que j’avais connu de la culture nationale tout au long de mon expérience en Amérique du Sud promurent l’homogénéité. De nombreux projets nationaux de construction développaient une idéologie unificatrice commune afin de former une forte identité. La plupart de ces territories comprennent une variété de micro-cultures internes,  parfois mentionnées comme identités régionales incapables d’éclipser un patriotisme profondément enraciné. On attend que les immigrants embrassent la nouvelle marque nationale, de l’adaptation à la culture locale, en créant un uniforme. Le Canada a certainement pris ses distances de cette pratique depuis mon arrivée dans ce monde. Ce processus d’assimilation avait grandement facilité ma compréhension de la population du pays hôte et de la culture ainsi que l’identité aidant au processus de l’intégration et la création d’un éternel lien avec le pays.

Pierre Elliott Trudeau, le Premier Ministre du multiculturalisme

Le Canada a servi de refuge pour les personnes qui ont quitté leur patrie en temps de détresse dans la recherche d’un refuge sûr. Plusieurs vagues d’immigration ont donné au pays une nouvelle forme grâce au cadre fixé par nos Pères britanniques et français de la Confédération. Néanmoins, célébrer la diversité n’était pas une priorité jusqu’au XXe siècle. Un nouveau champion en train de régler l’étape de l’inclusion culturelle fut le Gouverneur général Lord Tweedsmuir, qui a favorisé le caractère unique des groupes ethniques et de leur contribution au renforcement de notre caractère national au cours de son discours inaugural en 1935. Il a affirmé que la plus forte des nations unies est celle des différents éléments raciaux contribuant à la fondation d’une société positive. Dans les années 70,  le premier ministre Pierre Elliot Trudeau toujours charismatique avec le gouvernement canadien ont approuvé le multiculturalisme, en reconnaissant officiellement l’importance de l’immigration et la nécessité pour le pluralisme. Il a déclaré en 1971 que le Canada devrait adopter une politique multiculturelle, la Loi sur le multiculturalisme, en reconnaissant et en respectant le mosaïque qui favorise l’inclusion et s’oppose au style d’idéologie des Etats-Unis du «Melting pot». Bien qu’adopter cette politique d’assimilation d’une façon informelle, avait été notre condition tacite pré-établie à ceux qui sont venus s’installer dans le Grand nord blanc jusqu’aux années 1960. Si les gens étaient obligés ou pas cela était leur propre choix.

Tout au long de ma vie, j’ai toujours rencontré des jeunes détenteurs d’un passeport de divers pays qui possédaient également certains éléments de patriotisme. J’ai pris connaissance de leur culture grâce à une interaction regulière, anecdotes personnelles de leur patrie, leur histoire et les stéréotypes qui peuvent être parfois exacts – comme tous les Canadiens sont polis, les Américains savent comment mettre un show ou bien les Français qui ont de l’amour pour leur parfum. J’ai bien compris que le pays de quiconque élabore individuellement de vastes et uniques aspects unifiés tout en définissant leur fiéreté nationale: par conséquent leur sentiment d’appartenance à une communauté plus grande et spéciale. Ce groupe spécial de personnes forme une nation. Ce mot est très sensible pour nous comme scientifiques politiques, ainsi que pour ceux qui ont un sentiment patriotique à fleur de peau. Un pays est défini par ses frontières géographiques sur une carte et pourtant, il peut s’agir de différentes nations qui se chevauchent dans ces frontières, chacune avec ses propres intérêts nationaux – ce qui est le cas particulier de la Grande-Bretagne, l’Irlande, la Russie, l’Espagne, la Suisse et de nombreux autres pays, y compris le Canada. J’ai continuellement alimenté cette croyance erronée d’une nation et un pays étant égaux, ainsi que la forte l’entité psychologique. Après tout, nous identifions tous les concepts qui sont inconnus et mal interprétés avec ceux qui sont plus familiers pour nous jusqu’à ce que les circonstances nous démontrent autrement. Pendant, les trois ans que j’ai passé au Chili, je me suis apperçu d’une culture homogène, j’ai également fait attention à la langue, la religion, et les groupes minoritaires étaient très peu nombreux par rapport à mon pays de naissance.  Néanmoins, les Européens, les Mapuches, et le mélange des deux étaient une réalité du processus d’assimilation du Chili profondément enracinée dans le cadre du pavillon. Comme j’avais témoigné une composition similaire de la population vénézuélienne au cours des trois années que j’ai vécu dans ce pays, systématiquement j’ai associé ces réalités avec ma patrie. Si nous sommes tous sous le même drapeau national, nous sommes tous pareils, indépendamment de notre origine ou bien ayant acquis d’autres facteurs importants tout au long de notre vie.

Ottawa s’est relevée être un test majeur à ce concept. La région métropolitaine est maintenant la quatrième en importance au Canada avec une population estimée à 1 130 761 (st. 2006) avec  202 730 habitants nés à l’étranger (près de 18 pour cent) des habitants nés à l’étranger de la population totale, selon le rapport 2006 du recensement de Statistique Canada. Bien que j’ai vécu dans la banlieue, calme paradis, de Hunt Club, un quartier traditionnellement anglophone, il était évident que cela a été la modification. Parmi les endroits que je fréquentais le plus dans les environs du quartier étaient le Chemin McCarthy, la Promenade Paul Anka où l’on pouvait trouver un magasin de vidéos, le supermarché A&P, la pharmacie Shopper’s Drugmart, une sucursale de la banque Scotia et le Centre communautaire. C’était l’endroit stratégique pour faire nos provisions pour tous les articles de base. Cette medina a démontré une promesse d’un nouveau monde quand celui-ci a été persécuté avec les conflits – quelque chose que j’ai remarqué dès le début lors du Caracazo et la fin de la dictature. Ce n’étaient plus des gens, mais des représentants de différentes nations dans un pays avec la tête et l’esprit mélangés. C’était comme si mon petit monde comme expatrié au Chili était devenu plus grand. Les banlieues d’Ottawa montrait de jeunes enfants du moyen-orient en train de jouer avec des enfants d’origine somalienne, et de petits entrepreneurs de l’Asie du Sud qui offraient des services comme traiteurs pour toutes sortes de restrictions de régime alimentaire, et mon préféré, la Révolution Shawarma! Peu importe où on se trouve dans la ville d’Ottawa, les possibilités d’être toujours près d’un restaurant libanais vendant des shawarmas ainsi que d’autres spécialités culinaires, comme les kaftas et les falafels, n’y manquaient jamais. Malgré que je ne suis pas un grand connaisseur de la cuisine du Moyen-orient, je ne possède non plus une connaissance approfondie des mets nationaux, mes papilles gustatives ne sont guère déçues.

La jeunesse multiculturelle, notre avenir

Lors d’un départ turbulent, dans la plupart des centres urbains au Canada, le multiculturalisme est devenu une force positive dans les années 1990. Une porte s’ouvrait pour accueillir d’autres exemples de modes de vie, de valeurs, de croyances, de traditions et de nourriture. D’un autre côté, certains immigrants avaient commencé à avoir des problèmes dans le marché du travail, du fait que les institutions canadiennes, les conseils et autres organismes ne reconnaissaient pas les études accréditées à l’étranger. Les études supérieures après le baccalauréat n’avaient aucune valeur pour beaucoup de ces optimistes qui rêvent d’un nouveau monde d’opportunités comme les médecins, les avocats, les dentistes et autres professionnels. Les circonstances ont obligé ces professionnels qui auraient pu contribuer au développement social canadien, tout en acceptant des emplois avec moins d’exigences. En outre, pour les deux groupes, les immigrants et les Canadiens,  le multiculturalisme a été encourageant à la propagation d’une mentalité de «ghetto», en suggérant aux nouveaux arrivants de rechercher la culture de chez eux, en évitant l’interaction avec le reste de la société. Pendant le temps que j’ai passé à Ottawa, j’ai remarqué que les gens qui étaient nés au Canada étaient tolérants et patients, spécialement envers ceux qui parlaient l’anglais avec difficulté. Néanmoins, j’arrivais à comprendre comment les gens peuvent se renfermer en eux-mêmes lorsqu’ils ont des obstacles pour communiquer. Les changements parviennent à ce qui est familier. Lorsque vous vous déplacer, vous sentez comme si vous avez les deux pieds dans de différents pays. J’ai vécu ceci. Le changement a été difficile au point de vue de l’immédiat choc culturel multiple de paramètres complètement étrangers. Il n’y a pas moyen de se préparer, il faut juste s’adapter et avoir une attitude très positive et flexible lorsqu’on fait face à la détresse. Par la suite, le temps va guérir tout et notre chez nous prend tout un nouveau sens.

dimanche 21 août 2011

Introduction aux politiques canadiennes

Après une année passionnante de retour à la capitale du Canada, le choc culturel inverse avait été surmonté avec succès. Papa avait repris son travail dans l’immeuble Pearson Building d’une forme étrange sur la Promenade Sussex, le même siege où il a commencé sa carrière en Affaires étrangères depuis longtemps. Brian et moi fréquentions le Lycée Claudel, nous nous amusions avec nos amis, en plus des activités extrascolaires et quelques petites sorties. Maman s’occupait de bien garder tout en paix chez nous et travaillait en même temps comme interprète langagière, ce qui s’appliquait bien à sa nature multitâche. Le plus grand obstacle pour nous tous a été de nous habituer de nouveau au rigoureux hiver. La toundra blanche et froide de l’Ontario était plus accueillante lors de nos vacances à Noël. Je garderai toujours une certaine admiration en vers mes compatriotes canadiens pour leur esprit de lutte, la force d’âme et les analyse détallé pour faire face à cette saison sans problème. Lorsque j’ai quitté Ottawa avec famille en 1986, quelque chose dans mon système génétique me fait faute afin de pouvoir me programmer à de telles températures extrêmes. L’hiver semble être beaucoup plus long chaque année et l’été plus court. Néanmoins, en octobre de 93, je me suis réuni avec un de mes vieux copains dont j’ai rencontré à Santiago: la démocracie. Cela fut à l’automne de la 35ème élection fédérale du Canada et les enjeux étaient élevés pour le parti au pouvoir.

La vue de la coline du Parlement depuis Gatineau, Québec

La rivalité politique historique dans notre monarchie parlementaire canadienne a vu les conservateurs (ou les progressistes-conservateurs ) et le parti liberal avec un avantage evident sur le reste du Canada des partis politiques. En fait, de tous nos premiers ministres depuis la Confédération en 1867 provenaient de l’un ou l’autre parti politique. Avant 1993, les conservateurs avaient de deux gouvernements majoritaires dos-à-dos avec Brian Mulroney – un gouvernement majoritaire est quand un parti contrôle plus de 50% des sieges à la Chambre des communes.En fait, quand le parti de M. Mulroney a remporté les elections de 1984, il a été le gouvernement le plus grand jamais vu dans l’histoire du pays, remportant une grande majorité de sieges dans chaque province. Son parti comprenait des populists sociales conservateurs à l’Ouest, des conservatifs fiscaux dans la région atlantique du Canada et l’Ontario, et les nationalists au Québec, une autre raison qui contribua au succès de sa réelection en 1988. Néanmoins, la montée au pouvoir est aussi historique que la perte au pouvoir du parti. Lorsque la recession est venue s’installer dans les foyers, les budgets des familles ont été fortement touches, les gens se posaient des questions vis-à-vis le gouvernement et par rapport aux gros fardeaux financiers. Le taux de chômage augmenta dramatiquement et tant le deficit budgétaire federal comme la dette continuaient d’augmenter. Parmi les meilleurs plans de contingence que le gouvernement Mulroney amena était celui de la taxe des biens et des services (ou TPS si vous le préférez, récemment connue comme la TSH) laquelle a rendu les Canadiens très heureux depuis qu’elle a été appliquée. Vous pouvez vous représenter la lutte pour faire tout coïncider et à présent vous vous retrouvez en train de payé une taxe supplémentaire. Curieusement, au cours de ce dernier ralentissement économique les enterprises évitent le mot «recession» - bien qu’il semble plus comme une nouvelle Grande depression – il a été aussi dur lorsque les familles ont été secouées par une nouvelle taxe . La TSH dont je viens de mentionner.

Dès le début de la longue campagne politique des sept jours de la semaine, mon père suivit à la télé très attentivement, les nouvelles avec Peter Mansbridge afin de suivre en details les événements en cours. Je m’y suis joint avec un vif intérêt après avoir fini mes devoirs de l’école. J’avais suivi et appuyé avec avidité le processus electoral chilien, mais cette fois les elections se passaient sur notre terrain, c’est-à-dire chez nous. J’étais sûr que le carnaval démocratique ainsi que l’euphorie des elections aller exploser à travers le Canada de d’un bout du pays à l’autre, de côte à côte. Néanmoins, il semblait davantage que les Conservateurs s’étaient effondrés pendant le dernier mandat de Mulroney. L’échec de cette prétendue grande coalition qui avait été extrêmement fructueuse dans leur victoire historique de 1984 a échoué. Les principaux parties fédéraux étaient encore les libéraux et le PC (à ne pas confondre avec la marque «Le Choix du Président» des supermarchés Loblaws qui en fait ont de délicieux produits en vente. Essayez-les si vous ne l’avait pas encore fait!), mais il y a eu du travail de forces émergentes contre les conservateurs. Les conservateurs sociaux de l’Ouest ont formé le Parti réformiste du Canada, avec l’Alberta comme leur abri, et le ministre du cabinet conservateur du Québec, Lucien Bouchard l’a rompu pour former le Bloc Québecois, ce qui amena des ministres conservateurs et libéraux de la Province du Québec. Comme un fier Franco-canadien, Franco-ontarien, citoyen francophone du monde, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi ce parti avait été formé, ou bien ce que l’Accord du lac Meech voulait dire. J’étais bien conscient que ma langue principale était sous-représentée dans organismes gouvernementaux, les ministères et institutions, et pourtant je n’ai pas pu comprendre ce qu’ils voulaient rompre avec la Fédération canadienne de former leur propre pays. J’ai été élevé avec l’idée qu’il fallait respecter les différences et étendre la main de l’amitié vers toutes les bonnes personnes, indépendamment de leurs antécédents. Le BQ       n’avait jamais caché l’ordre du jour sécessioniste et leurs hommes politiques ont été rapides à diaboliser le Canada anglais – dans ma famille, représentant mon père. Le dernier mais pas le moins important était le Nouveau parti démocrate du Canada, ayant comme leader le MP du Yukon Audrey McLaughlin representant un peu plus la gauche.

Je savais que je n’avais pas le droit de voter et que je ne pouvais pas avoir aucune influence sur la decision à prendre. J’ai compris que ce moment se balançait en faveur de Jean Chrétien et les libéraux, avec les électeurs qui considéraient le parti comme changement rafraîchissant et le seul concurrent avec des idées tangibles. En fati, ils avaient lance leur campagne en encourageant le Livre Rouge, un document précisant exactement ce que gouvernement liberal ferait dans le pouvoir. Possiblement, pendant leur temps dans l’opposition, après avoir remporté quelques sieges, ils ont pu rédiger ce document méticuleusement afin de bien  le présenter quand il serait le moment de le faire. J’aimais aussi les Libéraux, parce que leur image était idéale pour des gens qui avaient peu de connaissance ou bien aucune en politique. Si je vois un mot tel comme Libéral, écrit en rouge avec une feuille d’érable sur le logo, cela m’indique un certain patriotisme. Très semblable à celui du Partido Revolucionario Institucional mexicain, utilisant les couleurs: vert, blanc et rouge sur leur logo, pour ceux qui ne connaissent pas les participants, il est logique de voter pour quelque chose qui leur fait penser à leur pays. Les couleurs sont importantes. C’est que MacDonald fait pour attirer les clients car les couleurs et la marque sont dessinés à attirer l’attention des gens et en même temps leur faisant sentir qu’ils doivent partir aussitôt ils ont fini de manger. Assez malin!. De toute façon, avant que je m’écarte davantage, mon opinion politique à l’époque était que les conservateurs étaient tombés tous seuls dans un trou profond – s’ils pouvaient ou non avoir fait quelque chose pour nous sortir, est une question complètement différente – et le moment d’un changement était arrive. C’est possiblement ce que les Canadiens ont ressentis. Je me souviens avoir essayé. J’ai des souvenir d’avoir essayé de lancer quelques idées sur la campagne électorale à mes copains à l’école ou bien au telephone lorsqu’on bavardait, mais à ma grande surprise, la plupart de mes copains n’avaient pas l’air intéressés aux elections. Je me rappelais que mes amis chiliens, enfants, adolescents, adultes et seniors agitaient tous sans exception leur drapeau en soutenant énergiquement leurs candidats. À Ottawa,  certaines personnes, pas très nombreuses, mettaient une pancarte sur leur avant jardin comme soutien à leur candidat comme future MP pour la circonscription.

Jean Chrétien, 20ème Premier Ministre du Canada


Le jour des elections est enfin arrivée un jour de semaine, étant également un jour d’école. J’étais si émotionné de voir comment le processus se developper à la télé, ce fut une emission spéciale, une fois de plus sur CBC The National avec Peter Mansbridge. Si vous n’êtes pas Canadien, il était et est toujours «Le reporter» ici dans notre principal réseau d’informations. Son principal concurrent était Lloyd Robertson des information de CTV qui semblait ne pas avoir le même type d’auditoire. Je me suis rendu tout de suite lors des premiers resultants qui ont été annoncés, que devais un grand apprentissage à faire au sujet du processus. Il me semble que c’était une soirée difficile pour mon père qui était bien patient lorsqu’il écoutait les commentaires en voyant les résultats. Je l’ai bombardé avec des questions lorsqu’il était en train de comprendre tout ce qui se passait et qui était de l’inconnu pour moi. Je pouvais voir un écran avec de différentes cases représentant les principaux candidates dans une circonscription précise. J’ai vu comment les nombres changeaient et par moment l’ordre des candidats aussi. Éventuellement, j’ai compris qu’ils comptaient les votes et que l’ordre pouvait changer sur l’écran et bien entendu celui des candidats aussi. L’ordre est devenu evident, ce qui voulait dire que celui qui était jusqu’en haut était le candidat qui était en train de gagner, suivit par le reste en order cécroissant. Je voulais rester jusqu’à la fin pour voir les résultats des elections, mais comme cela allait finir tard et je devais me mettre debout de bonne heure pour aller à l’école, mon papa et ma maman m’ont demandé d’aller me coucher. Lorsque j’étais dans mon lit dans une obscurité presque totale, mes yeux se fermèrent et tout continuer à  machiner dans ma tête à une grande vitesse en train de penser à ce que j’allais apprendre le lendemain. Après avoir fait l’effort de m’endormir, ce qui m’a pris pas mal d’heures, j’ai appris le lendemain que Jean Chrétien avait gagné en majorité, je n’ai pas compris l’ampleur de cette réussite, et ce qui voulait dire pour les conservateurs, spécialement avec tous les nouveaux partis causant le fractionnement pour les conservateurs. Les résultats furent 177 sièges pour les Libéraux, 54 pour le Bloc (la première fois qu’un parti secessioniste était le leader de l’opposition officielle), 52 pour la Réforme, 9 pour le NPD et juste 2 pour le PC. Aïe!

dimanche 14 août 2011

La NBA sur NBC


Ce fut en octobre 1992 que j’ai vu pour la première fois  un match de la NBA  à la télé dans le confort de la salle familiale de chez nous, c’était juste le détait juste le début de la saison 1992-1993. Malgré l’effort, je ne me souviens plus qui jouait ce grand jeu dont j’avais le privilege de pouvoir suivre à la télé pour la toute première fois dans ma vie, Brian et moi, avons bien accroché dès le début du match. La comparaison entre le magnifique sport (soccer) et le basketball était comme le jour et la nuit.  Je suis sûr que les fanatiques de NBA sont d’accord avec moi, même si le basketball est un sport d’équipe, celui-ci est un sport où les joueurs vedettes font la difference. Définitivement, c’était le cas avec Erwing «Magic» Johnson et les Los Angeles Lakers, Larry Bird et les Boston Celtics et possiblement pour le remarquable Michel Jordan et les Chicago Bulls. Je ne suis pas par aucun moyen en train de discréditer le talent du reste des joueurs sur les fichiers. Même les spectateurs qui réchauffent les bancs pourraient executer des cercles autour de moi et onze de mes amis les plus athletics. Le football (de nouveau soccer) est un sport d’équipe. Si l’on a le moindre trou dans le terrain du jeu, l’autre équipe exploitera, vous conduisant à une inevitable disparition.  Ces vedettes spéciales  du basketball  étaient les leaders de leur génération, tout en motivant leur camarades d’équipe pour arriver au niveau suivant. Les spectateurs entretemps étaient emportés par les acrobats, les principes fondamentaux, et, bien sûr, d’utiliser le vocabulaire Sir Charles Barkley smash avec un terrible pouvoir.

Larry Bird et Magic Johnson, les grands architectes du duel Celtics - Lakers

Au début des années 90, je me suis aperçu pour la première fois que dans les réclames des émissions nord-américaines la NBA était un produit efficacement commercialisé. La ligue de l’administration est entrée dans un parteneriat avec la television NBC pour droits de radiodiffusion, prouvant une excellente enterprise pour stimuler l’ensemble de la ligue dans la popularité aux États-Unis et à l’étranger. Ceci a aide à satisfaire ma curiosité à propos de ce sport puisque nous avions NBC sur la chaîne 9 sur notre plan de cable fournit par MacLean’s. Néanmoins, les performances de Michael Jordan et de Scottie Pippen pendant les matchs des Bulls ont beaucoup de mérite. Ils n’ont pas seulement eu cette balle orange dans leurs mains, mais par contre la puissance de transformer les espectateurs impartials en espectateurs vraiment intéressés. Ça n’a pas pris longtemps pour Windy City pour devenir hôte de l’équipe la plus précieuse dans le monde. NBC, en outre acceuillit mon programme préféré à l’époque les samedis matin, dont ma generation le connaissait et l’appelait NBA Inside Stuff. Il était conduit par Ahmad Rashad. Ce programme de qualité présentait quelques activités en coulisse de la vie des joueurs de la NBA, aptitude physique, base du jeu, et un bref résumé et analyse de la semaine précédente de jeux. Il était animé par Ahmad Rashad. Ce spectacle de qualité caracterisait des activités derrière les coulisses de la vie des joueurs du NBA, leur aptitudes physiques, les bases du jeu et une briève recapitulation et analyse de la semaine de jeux précedante tout au long de la ligue. Je trouve particulièrement amusant comment Ahmad surnommait chacun des clients sur la presentation «My Main Man». Je suppose qu’il essayait d’attirer l’argot de ma generation mais le concept de base du spectacle était ideal pour un nouveau fan comme moi. Je me suis familiarisé rapidement avec les equipes principales, les joueurs, les problèmes et la musique et je ressentais que j’avais accroché au côté humain des joueurs par rapport à l’aspect de la célébrité.

Parmi les caractéristiques les plus intéressantes de la NBA 92-93 dans la saison ont été les grandes rivalités. Les Boston Celtics et Los Angeles Lakers n’étaient plus soumis à une vaste couverture des événements sportifs, comme ils ont succombé à l’un de l’âge des ténèbres dans les annales de l’histoire de l’histoire de la franchise. La magie peu obsédée, laissant  d’Hollywood loin des projecteurs et Bird quittant Beantown pour partir à une confortable retraite. Sans se soucier, de voir les Bulls contre les Knicks à Madison Square Garden ou le Stade Chicago (avant de déménager au United Center en 1994) a toujours fourni des jeux plein d’intensité. La foule et les joueurs alimentaient les uns et les autres leur passionnante énergie et même celle de ceux qui regardaient chez eux le match sentaient le Coeur batir plus fort. De nombreux peuvent se rappeler de cette rivalité caractéristique qui démantrait un côté très villain au cours de l’infâme bagarre Bulls-Knicks lors des éliminatoires en 1994. Dans les années 1990, le jeu avait été capture dans un sens par les pivots.  Tout le monde se rappelled de Hakeem «The Dream» Olajuwon, l’énorme Nigérien avec des mouvements de gardien, Dikemke Mutombo et sa capacité inégalée au blocage des coups, David Robinson ou «The Admiral» des Spurs et Patrick Ewing’s Knicks. Cette saison également présentait pour les Orlando Magic, au centre, 7’2”, avec un poids de 300lbs, Shaquille O’Neal. Il était un veritable personage, en emportant Le monde de Disney à de nouveaux sommets de competition dont ils n’avaient jamais rêvé. À l’époque, si une équipe n’avait pas un centre fort, ils allaient être obligés de travailler beaucoup plus fort d’une façon quasiment offensive et defensive pour obtenir un résultat. Cela était particulièrement vrai du Barkley Phoenix Suns et de leur manque de hauteur et encore moins des centres.

Comme fanatique canadien, c’était difficile d’avoir un engagement eternal à une équipe en spécial. Il n’y avait pas d’équipes canadiennes dans les competitions à ce niveau, en fin de compte de devions choisir parmi une variété d’équipes américaines. J’ai toujours été le genre de personne qui applaudi pour une équipe fondée sur leurs talents, l’esprit sportif, le coeur et  l’esprit équipe plutôt que de favoriser l’équipe gagnante juste parce qu’ils ont gagné. Peut-être demain les choses changeront. L’équipe qui recouvrait mes valeurs les plus importantes était les Seattle Supersonic.  C’est drôle comment pour une certaine raison, Seattle semble faire toujours un impact dans ma vie. Peu après la fin de la première saison NBA, j’ai suivi les Mariners et j’ai commence à apprécier Nirvana et Pearl Jam, les deux pioniers de la revolution de la musique Seattle grunge. Les Sonics ont été exploités par leur point garde Gary Payton, The Glove, avec une magnifique vision de la cour, jumellés par un haut battant Shawn Kemp, «The Reignman». Les deux étaient non seulement capables de mettre un “Show”, mais ils arrivaient à allumer le tableau avec leur style unique, souvent appelés le Sonic Boom. Leur chimie sur le terrain était irréel et leurs jeux le reflétaient souvent, en faisant le point pour plusieurs  des bobines attirant l’attention au long de la semaine. On dirait qu’ils savaient toujours où était l’autre. Beaucoup de leurs spectacles électrisants étaient un vrai régal, parfois figurant parfois figurant comme si tout provenait d’un jeu de video ou bien quelque chose qui exigeait de nombreuses heures de repetition.

Gary Payton et Shawn Kemp discuttent leurs stratégies lors d'un match

Ce sport était devenu une religion. Le fait de suivre de tout près une ligue nord-américaine de qualité, m’a rapporté un respect spécial et en même temps une certaine admiration pour les afro-américains. Ces formidables gladiateurs de l’âge moderne ont fait changer le jeu à jamais en tant qu’individus et aussi de façon collective. À mon avis, le jeu avait change pour toujours pour le mieux. J’ai célébré leur geste de respect vis-à-vis leurs opposants à la cour durant des enjeux des jeux et même hors de la cour. J’ai particulièrement aimé voir une repetition de Magic Johnson à la retraite, où Larry Bird a rendu hommage à son ancien nemesis de la Conférence de l'Ouest, plaisantant cependant toujours démontrant être un gentleman. Je suppose que c’est un comportement dont les athletes développent d’une façon naturelle des uns vers les autres dans un environnement aussi competitive après avoir passé des années de batailles tête-à-tête. Le plus je regardais l’émission à la télévision,  j’arrivais à trouver des documentaries sur des légendes qui étaient en faveur du jeu ce qui rendait la ligue plus attrayante pour le monde extérieur. Par ailleurs, qui pourrait disputer le talent de la première équipe de rêve des États-Unis jamais vue jouant à Barcelone dans les jeux de 92. Le All-Stars se sont réunis sur la cour en bois pour montrer au monde entier pourquoi le basket-ball américain était des années-lumières d’avance sur le reste du monde. Je m’attendais à un certain point, qu’un des membres de l’équipe parmi les plus doués saute en l’air finissant avec un grand smash à partir de la demi-cour. Il n’était pas possible pour un être humain d’accomplir cela, mais il a été difficile de croire que l’Équipe de rêve ne pourrait tirez quelque chose de pareil.

dimanche 7 août 2011

L’automne au Lycée Claudel


À Gillespie, j’ai commencé à structurer mon propre espace pour très heureux. Mes parents m’ont donné la permission pour la première fois de décider comment j’allais décorer ma chambre, soit avec des posters, des tableaux ou bien avec ce que j’aimais, bien entendu en respectant toujours un certain protocole. Je n’avais plus l’âge pour des jouets ce qui fait que nous les avons donnés avant de quitter le Chili. Maintenant, j’avais plus d’espace pour organiser mes vêtements, mes chaussures, et un endroit spécial pour mettre mes GI Joes. Ceci n’étaient pas des jouets. Ils étaient des figures d’action de loisir pour les pré-adolescents…Aucune raison pour  laquelle se sentir gêné. J’avais de la place pour ma radio – la musique a toujours été un important facteur dans ma vie – j’écoutais souvent le poste KOOL FM 93.9. Je me suis rendu au point dont j’ai commence à aimer la musique populaire qui était à la grande mode et je l’écoutais quasiment tous les jours. La maison commençait à prendre plus la forme comme notre chez nous d’une façon suprenante, mais un nouveau défi approchait et je devais l’envisager: «Une nouvelle école!».

Photo de l'ancien bâtiment du Lycée Claudel, Ottawa

L’école, où mon frère et moi avions été inscrits, était une fois de plus une école française dotée d’un rigide programme, le Lycée Claudel. À la rentrée scolaire, tout ce que j’avais dans ma tête le premier jour, c’était que je devais survivre. Je n’avais pas l’intention de me faire remarquer ni d’essayer de commander dès le premier jour. Le premier jour fut brutal. Toutes ces crampes et ces papillons que j’ai  ressenti lorsque j’ai commencé l’école à Santiago étaient revenus avec vengeance. J’ai reçu des instructions pour aller dans une salle de conférences ou quelle chose de semblable, lesquels à l’époque semblaient sombres et sans vie. Il y avait plusieurs colonnes, si ma mémoire ne me fait pas défaut, sur chacune de ces colonnes il y avait des listes pour toutes et chacunes des différentes classes où les étudiants devaient repérer leur nom dessus et se mettre en rang juste devant elles. Une fois après avoir trouver mon groupe, j’ai eu une envie folle de ne pas m’approcher du reste de mes camarades de classe et attendre jusqu’à ce que quelqu’un vienne pour nous emmener dans notre salle de classe. Je n’avais jamais été si timide dans ma vie. Que se passait-il avec le William qui aimait les gens et qui n’avait aucun problème pour s’entendre avec? Indépendamment d’un clique. Je me rendais compte seulement qu’il y avait tout plein d’enfants de mon âge en train de bavarder très à l’aise et de ressentir une impuissance écrasante pour me présenter moi même. Je suis resté en retrait pour essayer de ne pas appeler l’attention sur moi-même, en pensant que tous mes collègues avaient été  ensemble dans la même école depuis des années… Maintenant, j’étais un intrus.


Je me suis senti vraiment seul les premières semaines à l’école. Je pensais toujours à mes amis que j’avais quitté et souhaitais de fermer les yeux et quand je les ouvrirais à nouveau, je serais de nouveau à Santiago d’une façon magique. Peu importe la mauvaise chance à un moment donné la bonne chance nous sourit. Dans le système du lycée, nous devions changer de salle de classe tout le temps selon le cours. À chaque fois que nous changions de classe le sujet changeait aussi. Grâce à ces circonstances, j’ai commencé timidement à m’approcher des élèves qui étaient assis autour de moi, et comme dans la plupart des écoles secondaires, une fois que l’on connaît un camarade éventuellement on arrive à connaître tout le reste. Cela a pris du temps, mais j’ai réussi à le faire. Parmi ceux qui sont devenus mes amis pour être tout le temps ensemble ont été: Adriano Damnjanovic, Cédric Cocaud, Jean-Philippe Cormier, Marc-André La Haye, Olivier Kacou, Philippe Boyce-Lyon  et Philippe-André Bonneau. En outre, d’être ensemble en classe, ce qui était obligatoire, nous déjeunions ensemble dans la cafétéria qui était au sous-sol de l’école où l’on pouvait discuter sur nos affaires importantes: les profs, les fêtes et les sports, un monde beaucoup trop inconnu pour moi. Le football (ou mieux connu au Canada et aux États-Unis comme soccer) ne semblait pas jouer un rôle essentiel dans leur vie. J’étais en désavantage par rapport à mes copains, alors je me suis rendu compte que j’avais du travail à faire après l’école du côté social. Au minimum, j’allais être obligé d’avoir une certaine connaissance sur le hockey (au-delà de l’histoire du cher chandail de Hockey) et aussi du NBA (Association de Basketball aux États-Unis et au Canada). Le reste des sports était considérés intéressants mais pas dignes de commentaires appronfondis.


En outre de manger ensemble et de bavarder, l’heure du déjeuner était un élément extraordinaire pour soulager le stress. Avant la tombée de la première neige, nous répliquions les grilles des géants d’acier du football (celui qui ne demande pas trop de donner des coups de pied au ballon, ce qui fait que le nom de ce sport devienne un vrai énigme). Tant qu’il y avait un ballon, c’était toujours le moment pour un match pour notre groupe de classe et tous ceux qui souhaitaient y participer. Je n’avais jamais jouer le jeu avant et je n’avais aucune idée du réglement, mes copains ont pensé que c’était bizarre. Même l’un de mes meilleurs copains qui était moitié Serb et moitié italien n’en revenait pas que je ne connaissais pas les règles. J’étais excellent pour donner des coups de pied au ballon, ce qui est à la fois un peu limité. L’autre partie d’attaque et courir c’était du sens commun au fur et à mesure que je jouais. Il y avait une très bonne chose lorsqu’on courrait, on sentait un air rafraîchissant et on sentait que les poumons travaillaient vraiment fort afin de pouvoir vaincre celui de l’équipe opposé en le touchant. L’hiver, on s’amusait à jouer  au «Roi de la colline», sur le grand tas de neige qu’il y avait dans le parking où les déblayeuses empilaient la neige. Généralement, il s’agissait de batailles épiques entre les enfants de différent âge et qui étaient dans de différentes classes. Il me semble que l’heure du déjeuner était beaucoup plus intense que les cours de gym.

Moi avec mes anciens camarades de classe à Claudel

Au fur et à mesure que le temps est passé, ces gars ont contribué à me faire sentir à l’aise dans mon nouveau chez moi et leur amitié m’a aidé à me sentir finalement Canadien comme tout le reste du monde. Du coup, je me suis aperçu que j’avais été Canadien dans ma tête, mais qu’en fait, je n’avais pas trop d’expérience pour avoir un rapport normal avec les autres qui n’avaient pas vécu ailleurs comme expatriés. Parmi eux, il y avait par exemple, Olivier qui était le fils d’un diplomate de la Côte d’Ivoire et Adriano dont sa mère était un agent du service des affaires étrangères italiennes. C’était difficile pour tout le reste de camarades, à leur âge,  qu’un Canadien pouvait vivre pendant une période prolongée à l’étranger et être toujours Canadien. Cependant, ils m’ont donné plus de ce qu’ils peuvent imaginer à travers leur amitié. Grâce à cette incroyable camaraderie, je garde toujours de très bons souvenirs d’Ottawa et à chaque fois que je passe en face du Lycée Claudel sur la Promenade Old Riverside, je ne peux pas l’éviter et je souris.  Ces grands amis m’ont donné un sens d’appartenance, spécialement lors de mon retour dans mon propre pays. Souvent, je pense que ces merveilleux souvenirs ont beaucoup plus d’importance dans ma vie que dans la leur. Mes trois années passées dans cet école furent juste une petite fraction  dans la vie de chacun d’eux, spécialement lorsque le temps joue un rôle primordial en grandissant. En tous cas, tout au début de ma rentrée à Ottawa, j’avais été acceuilli comme  «Chilien», mais par la suite je suis devenu un membre de plus du groupe de la cours de l’école.